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mardi 8 juin 2010 par Nord-Sud

Par le passé, dans certaines traditions africaines, était désigné chef du village, le guerrier le plus puissant. Dans la sous-préfecture de Bogouiné, dans le canton Glon, explique un ancien , avant, pour désigner démocratiquement le chef, les différents candidats se positionnaient devant l'assemblée et leurs partisans se mettaient derrière eux en file indienne. Celui qui recueillait le plus grand nombre de personnes dans sa file se voyait désigné chef. Aujourd'hui, un grand vent de changement a soufflé. En effet, le week-end dernier, un village de cette sous-préfecture, Gouékangouiné (département de Man) a adopté la démocratie dans sa forme la plus moderne en organisant avec succès et de façon pacifique l'élection de son chef. Ces élections étaient coordonnées par le sous-préfet de Bogouiné, Koffi Koffi Mathieu. L'on a utilisé des bulletins de vote avec une urne pour procéder à l'élection. Sur une liste d'environ 1.100 inscrits, seulement 349 personnes ont pu prendre part au vote. Et les organisateurs expliquent cela par le fait que les autres n'avaient pas de pièces d'identité valables. Sur deux candidats en lice, c'est Mominé Jacques, instituteur à la retraite (59 ans) qui a obtenu 216 voix contre 116 pour son adversaire, Oulaï Mamadou. 17 votants ont vu leurs bulletins frappés de nullité. Mominé Jacques devient ainsi le tout-nouveau chef du village de Gouékangouiné, situé à 5 kilomètres de Bogouiné et à 23 kilomètres de Man. Il est également le premier chef intellectuel de ce village. Il remplace le défunt chef, Oulaï Lambert, décédé en janvier dernier. Son adversaire Oulaï Mamadou, lui aussi enseignant à la retraite, a reconnu sa défaite et s'est engagé à se mettre à la disposition du nouveau chef pour développer le village. Selon des sources proches du comité d'organisation de ces élections, des individus auraient tenté d'en faire une affaire politique en opposant un clan proche de la majorité présidentielle et un autre proche de l'Udpci de Mabri Toikeusse. Ces personnes ont été vite rappelées à l'ordre par le sous-préfet de Bogouiné.

Kindo Ousseny à Man


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