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samedi 8 mai 2010 par Le Patriote

Une délégation de la coalition des femmes leaders de Côte d'Ivoire a rencontré hier le RHDP, à la maison du PDCI à Cocody. Pendant près d'une heure, les deux parties ont échangé sur le processus de sortie de crise. A sa sortie d'audience, Mme Dao Gabala, présidente de la Coalition, s'est adressée à la presse.

Nous sommes venues écouter et échanger avec le RHDP sur la situation du pays.

Le président du Directoire nous a exposé un certain, nombre de points de vue. Nous lui avons dit que nous allons réfléchir avec les autres pour venir lui dire ce que nous pouvons faire. Mais auparavant, nous avons tenu aussi à leur dire qu'aujourd'hui on appelle à écouter la société civile et que cette société civile a parlé, écrit mais, elle n'a pas été entendue. Donc, nous sommes heureux qu'enfin, on nous appelle pour nous écouter et entendre ce que nous allons dire. Nous avons aussi tenu à rappeler que nous, en tant que femmes et en tant que société civile, il y avait quelques principes qui étaient importantes pour nous : les élections. Les élections sont pour nous, une porte de sortie de crise. Et l'exemple que j'ai donné, c'est comme si la Côte d'Ivoire est dans le noir actuellement. Nous sommes dans une pièce qui est noire. L'interrupteur que nous allons appuyer qui s'appelle les élections va apporter la lumière. Mais, la lumière ne va pas changer l'Etat de ce qu'il y a dans la maison.

La lumière va nous permettre de voir ce qui ne va pas pour enfin nous projeter un futur et travailler ensemble, pour améliorer ce qu'il y a. Et donc, les élections, c'est important pour les femmes, les citoyens, les opérateurs économiques pour enfin ramener la confiance dans les affaires. Le deuxième principe, c'est qu'il faut assurer la continuité de l'Etat. L'Etat de Côte d'Ivoire est né, il y a 50 ans. Les décisions qui ont été prise depuis 50 ans, nous devons pouvoir les assumer. Où alors trouver une démarche pour avancer. Mais, nous ne pouvons pas renier ce qui a été fait si nous ne posons pas les actes nécessaires, pour dire que ce qui a été fait n'est plus valable.

Donc pour nous, la continuité de l'Etat et le respect des engagements, c'est important. Pour ramener la confiance, et pour que la Côte d'Ivoire soit enfin au centre des intérêts. Nous pensons que la Côte d'Ivoire, ce n'est pas seulement les partis politiques, mais c'est aussi les citoyens de tous les jours, les plus silencieux qui ne font pas de la politique et qui n'appartiennent pas à un parti politique. Et, il faut pouvoir les écouter, il faut pouvoir les entendre. Nous voudrions remercier le RHDP, parce qu'enfin, on appelle la société civile pour écouter ce qu'elle peut dire. Ce n'est pas chose facile. La société civile est là un peu pour être comme un médiateur et on l'a trop oubliée. Le fait d'avoir fait ce pas, c'est important. Cela veut dire que les voies silencieuses vont être entendues () En ce qui concerne la relance du processus pour le 10 mai, je n'ai pas d'objection, particulière. Je disais qu'il faut faire confiance aux Institutions mais, il ne faut pas s'appuyer sur l'arbitraire .

Propos recueillis par Yves-M. Abiet


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