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dimanche 2 mai 2010 par Le Monde

Le PSG a sauvé les meubles. En dominant Monaco grâce à un but d'Hoarau (1-0 en prolongations), le club remporte dans la douleur mais logiquement la huitième Coupe de France de son histoire face à un adversaire timoré et décroche du même coup sa qualification européenne, samedi au Stade de France. L'issue a cependant été longue à se dessiner tant les Parisiens ont fait preuve d'inefficacité face à une équipe qui s'est contentée de jouer la contre-attaque et de repousser l'échéance grâce à son intenable gardien Ruffier.

Grâce à ce trophée l'année où le club s'apprête à fêter ses 40 ans d'existence, le PSG, anonyme en championnat (11e), en profite pour s'offrir un sourire en conclusion d'une saison délicate qui l'a vu sombrer sportivement et lutter contre la violence de ses supporteurs, dont l'un est mort le 17 mars. Quant aux Monégasques, qui avaient battu deux fois cette saison le PSG en championnat, ils n'ont que leurs yeux pour pleurer. Déjà battu avec Rennes par Guingamp au Stade de France l'an passé en finale, l'entraîneur Guy Lacombe connaît donc un nouvel échec en finale.

Le sauveur de Paris n'est autre que Guillaume Hoarau, auteur du but à la fin de la première mi-temps des prolongations. Ce but ? Sans doute pas son plus beau, ni le plus difficile, loin de là! Mais il a surgi au bon moment, poussant de la tête au fond des filets un ballon détourné par Ruffier après une lourde frappe de Jallet, auteur par ailleurs d'un excellent match. Jusque là, le Réunionnais s'était montré en dehors du sujet une bonne partie du match.

LA BARRE D'ERDING

Pourtant le PSG aurait dû s'épargner pareil suspense, tant sa domination a été outrageuse jusqu'à l'heure de jeu et l'entrée d'Haruna qui a rééquilibré l'ASM. Avant cela, les hommes de Lacombe ne s'était montrés dangereux qu'en contre-attaque, comme prévu, grâce aux provocations de Pino (43e), à la technique de Nene (35e) et à la vitesse de Park, systématiquement lancé en profondeur. En face, le PSG avait donc le contrôle du ballon et l'utilisait plutôt bien, mais une nouvelle fois les Parisiens sont tombés sur un Ruffier impeccable dans son but.

Déjà en janvier, c'est lui qui avait provoqué la défaite du PSG... Annoncé incertain et diminué, le gardien n'en a rien montré, mettant en échec Giuly (15e) et surtout Erding (17e, 28e, 41e), une nouvelle fois en difficulté pour se montrer réaliste à l'instar de cette barre en fin de match (82e). Le PSG, raillé pour la faiblesse de son parcours en Coupe où il n'a battu que des adversaires de calibre inférieur, à l'exception d'Auxerre où il s'était qualifié aux tirs au but, a finalement attendu le moment idéal pour rendre à son adversaire la monnaie de sa pièce.


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