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lundi 12 avril 2010 par Le Nouveau Réveil

L'auteur du pamphlet " Gbagbo-le-petit ", paru aux éditions " Le Réveil " en décembre dernier, a été enlevé puis libéré, tard dans la nuit de samedi à dimanche. Sylvain Takoué déclare au téléphone que c'est vers minuit que trois individus ont frappé à sa porte à Yopougon et l'ont enjoint de les suivre sous la menace de l'arme de l'un d'entre eux. L'auteur de " Gbagbo-le-petit " dit n'avoir pas résisté pour éviter d' " énerver " ses kidnappeurs. "Je suis parti avec eux. A quelques mètres de là, un véhicule BMW était garé. Ils ont ouvert la portière et m'ont lancé : " On s'en va ". Sylvain Takoué affirme que le véhicule a pris la direction de la prison civile puis est allé s'immobiliser derrière celle-ci. " Je leur ai demandé : " Où m'emmenez-vous ? ". Ils m'ont dit de la boucler ", soutient-il. Après que le véhicule eut été immobilisé, Sylvain Takoué soutient que ses trois kidnappeurs et le chauffeur du véhicule lui ont lancé des mots de menace du genre : "Ils m'ont dit d'arrêter de les narguer, de critiquer le président de la République. Ils ont dit que la prochaine fois qu'ils vont me voir me pavaner et faire des déclarations publiques et salir l'image du Président, ils n'hésiteront pas à appuyer sur la gâchette".

Sylvain TAKOUE: "Cela triple mes forces"
L'auteur de " Gbagbo-le-petit " indique que ses kidnappeurs lui ont lancé plusieurs mots de menace avant de désactiver les portières et de le jeter au dehors de la voiture sans ménagement. "J'ai été abandonné sur cette voie. J'ai dû marcher dans la nuit pour revenir à la maison et passer des coups de fil", avance Sylvain Takoué. L'auteur de " Gbagbo-le-petit " soutient que cette affaire n'ébranle point ses convictions. Bien au contraire, "cela triple mes forces", dit-il. Tout en reconnaissant qu'il est "obligé de vivre dans la clandestinité", il fait savoir qu'il a déposé une plainte hier à la brigade de gendarmerie de Yopougon-Toits rouges.
Prince Beganssou




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