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mercredi 17 mars 2010 par Le Temps

En ces temps de crise, les Ivoiriens ont l'impression qu'il y a des gens qui sont en train de tirer les ficelles, pour mettre le feu aux poudres, entre la police et la gendarmerie qui représentent les deux forces essentielles de la sécurité intérieure de la Côte d'Ivoire. Lorsque nous comparons les données sorties de nos enquêtes sur le terrain et les différentes versions recueillies ça et là, nous constatons une certaine légèreté dans la déposition du policier. Voilà un policier qui prétend avoir réussi la nuit, à lutter un pistolet avec trois gaillards gendarmes. Il a donc réussi à leur arracher une arme et les tuer tous les trois. Une thèse discutable. Nous ressentons tout simplement une certaine gêne, et restons fermement convaincu, qu'une telle mascarade est difficile à avaler. Le second constat qui nous amène à battre en brèche, la déclaration du policier tueur est le suivant. Etait-il nécessaire, après avoir éliminé son vis-à-vis, et alors même que les deux autres personnes, les soi-disant gendarmes (au dire du policier lui-même), qui n'étaient pas armés, fuyaient déjà, de les poursuivre et de les tuer ? Après donc ce drame, un autre massacre a été une fois encore perpétré a-t-on appris de sources dignes de foi, par des individus en mal de sensation. Ainsi, dans la nuit du samedi au dimanche 14 au 15 mars 2010, un jeune homme en classe de terminale, a été lui aussi massacré. Cet élève a été poursuivi par ses bourreaux jusqu'à l'orée du gouffre, où il a été exécuté. Selon les rapports du district de police de Yopougon. Nos enquêtes nous démontrent que, le jeune homme tué cette nuit-là, s'avère être lui aussi, le neveu d'un autre gendarme en fonction dans le même escadron de Yopougon. Est-ce un hasard ? Et au moment où le commissaire du 16e arrondissement était en train de mener ses investigations, pour élucider ce drame, une voie anonyme alerte la gendarmerie pour lui donner l'information selon laquelle les policiers ne font rien pour tirer au clair le drame. Parce que, c'est le parent d'un gendarme. C'est ainsi que, le gendarme lui-même, aurait alerté ses collègues qui ont fait la diligence pour faire les réquisitions en vue de faire enlever le corps et le déposer. On a comme l'impression que, la première man?uvre au cours de laquelle des gendarmes ont été abattus, l'affrontement entre les policiers et gendarmes souhaité par ses mains occultes n'ayant pas eu lieu, que cette nuit du 14 mars 2010, ces mêmes personnes nocives ont pensé remettre le feu aux poudres, en assassinant un proche d'un gendarme, à défaut d'avoir eu un gendarme. Des personnes mal intentionnées, font donc courir des rumeurs rien que pour susciter un affrontement entre les gendarmes et les policiers. Il ressort que, dans ce pays, chaque fois que le Président de la République et le premier ministre réussissent à franchir une haie dans le processus de sortie de crise, les gens cherchent à poser devant eux, un autre obstacle. C'est le lieu d'inviter les autorités à prendre tout cela au sérieux. Les autorités policières et de la gendarmerie doivent savoir raison gardée, pour ne pas tomber dans le piège tendu par ses personnes obscures.

Jean-Baptiste Essis
Jejbessis8@gmail.com


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