Identifie Toi     Inscris Toi

mercredi 17 mars 2010 par L'intelligent d'Abidjan

Malgré le développement des techniques de fraude et de moyens de blanchiment de capitaux, la Côte d'Ivoire parvient à dénicher certains ?'prédateurs'' qui affectionnent prospérer en eau trouble. La lutte menée contre les criminels des temps nouveaux est effective grâce à la CENTIF-CI (cellule nationale de traitement d'informations financières) de Côte d'Ivoire.

Créée par décret n°2006-261 du 09 août 2006, en application de la loi n°2005-554 du 02 décembre 2005 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, la CENTIF-CI (cellule nationale de traitement d'informations financières) de Côte d'Ivoire, constitue un outil important pour la sécurité financière et surtout le rétablissement de la confiance vis-à-vis des investisseurs étrangers. De par sa mission, la Centif-CI a eu à mener plusieurs actions dont la sensibilisation des acteurs financiers sur l'importance à être beaucoup vigilants sur les différentes opérations de leurs clients respectifs. Les ateliers de formation, de sensibilisation et les visites ont ainsi permis à la Centif-CI de faire échos du danger qu'encourait la Côte d'Ivoire et des dispositions à prendre. Car, il ne faut pas perdre de vue qu'en raison de la situation de crise et de la porosité des frontières, la Côte d'Ivoire avait été épinglée par certains organismes, de pays corrompu. Même Doing Business, le site le plus consulté au monde par les hommes d'affaires, car servant à mesurer la réglementation des affaires dans 183 pays et les villes au niveau sous-national et régional, en a fait échos. Il en va de même du rapport 2008 du GIABA (Groupe Inter-gouvernemental d'Action contre le Blanchiment d'Argent et le Financement du Terrorisme en Afrique de l'Ouest) qui a fait un rapprochement de trafiquants d'armes et autres à la Côte d'Ivoire. Aujourd'hui, loin de dire que le combat a gagné en intensité, les responsables de la Centif-CI, croient avoir ouvert le chantier le plus important pour l'avenir de la Côte d'Ivoire. Les résultats du combat contre les blanchisseurs de capitaux sont disponibles et accessibles à tous, malgré le peu de moyens. En effet, au terme de deux années d'activités, soit le 31 décembre 2009, 112 dossiers de déclarations, de soupçons ont été réceptionnés par la Centif-CI dont 81 dossiers en 2009 contre 24 en 2008. Sur l'ensemble des dossiers, la proportion du secteur bancaire est de 69 ; 2 pour les microfinances ; les sociétés de transfert d'argent ; 8 pour les autres structures et organes. 3 rapports ont été soumis au parquet d'Abidjan portant le nombre à 7 à fin décembre 2009. Vingt deux (22) dossiers supplémentaires ont été classés (soit 30 à fin 2009). Tous ces résultats sont les fruits d'une collaboration entre la Centif-CI et les assujettis, à savoir les structures bancaires, les sociétés de transfert de fonds Mais pour M. Irigalé Bli Toussaint, Président de la Centif-CI, c'est trop tôt de se réjouir. Car, selon lui, beaucoup reste à faire, pour parfaire le travail en cours. Parce que la lutte contre le blanchiment de capitaux se passe aussi au niveau des transports transfrontaliers. Malheureusement là encore, des difficultés demeurent, à cause de l'absence de textes. Au cours de l'année 2010, la structure se donne pour défi de consolider les acquis, poursuivre la mise en place du système de base de données. Non sans oublier la volonté des responsables de la Centif-CI d'adhérer au Groupe Egmont. Appartenir ou être membre dudit groupe donne de la valeur au pays membre et rassure davantage l'extérieur.

H.K


Inscrivez vous pour postez un commentaire sur