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mercredi 17 mars 2010 par Le Mandat

Le Pdci-rda, après avoir libéré la Côte d'ivoire du joug coloniale et lui donner son indépendance, s'est installé au pouvoir depuis 1960. C'est donc avec le Pdci que la Côte d'ivoire a tracé les sillons de son avenir et écrit les plus belles pages de sa glorieuse histoire. Après avoir échoué en 1990 de chasser le Pdci par un multipartisme inapproprié, les ennemis du développement de ce pays, ont réussi, par un coup d'Etat à mettre fin à un mariage de 39 ans.

En 1990, Laurent Gbagbo, opposant

Historique d'Houphouët-Boigny, appuyé par certains amis qu'étaient Marcel Etté, René Degny Segui, Djeny Kobena et bien d'autres étaient montés au créneau. Leur ambition, mettre à profit le vent de l'été appelé multipartisme pour déraciner le baobab, Houphouët et le Pdci-rda. Par les actes de vandalisme, la violence tous azimuts, le non respect des Instructions et des personnes qui les incarnent, Gbagbo et ses affidés ont attaqué le Pdci. Houphouët était traité de tous les noms et accusé de tous les péchés d'Israël. Pour Gbagbo et ses affidés qui avaient commandité des grèves dans tous les secteurs et plus singulièrement dans celui de l'éducation, estimaient que Houphouët était voleur et dictateur. La Fesci et bien d'autres syndicats affiliés au Fpi de Gbagbo, maintenaient les grèves, les casses et autres actes de violence sur le terrain. Mais, à son tour, Houphouët et ses proches collaborateurs qu'étaient Bédié, Edjampan, Bombet, Fologo refusaient de fredonner l'air de la violence entonner par Gbagbo et les autres. En lieu et place d'une violence dont le Pdci-rda avait pleinement les moyens, le dialogue a été utilisé pour ramener les égarés à la raison. Pendant ce temps, Gbagbo prenait les mouvements de rue des élèves du primaire et des lycées et collèges comme une majorité sociologique et donc suffisant pour le conduire au pouvoir à la suite des élections. Pour les uns et les autres, Gbagbo incarnait le changement tant attendu et les garanties lui étaient données pour humilier Houphouët dans les urnes et casser à jamais le Pdci. Quand à Houphouët-Boigny et le Pdci, il n'était pas question de contourner les urnes. Il fallait sacrifier à la tradition des élections et montrer à l'opposition que les ivoiriens sont conscients d'une chose. On ne change jamais une équipe qui gagne. Mais en allant à ces élections, le Pdci jouait à un jeu de quitte ou double. S'il perd les élections, non seulement ce serait une humiliation pour le Pdci qui avait une expérience de trente (30) ans de gestion sans partage à son actif ; ce qui serait une mort politique certaine pour Houphouët. Cette défaite aurait certainement des conséquences graves sur la survie du parti dont les militants seraient gagnés par le découragement. Fort heureusement, Houphouët a écrasé Gbagbo en 1990 à 80% des suffrages. Cette victoire a fait revenir la confiance dans le camp du Pdci qui s'est remis à y croire. Les choses ont été reprise en main et le parti bénéficiait de la confiance des ivoiriens et de leur indéfectible soutien. Gbagbo s'est réveillé de son sommeil après cet échec cuisant. Et depuis, l'homme ne veut plus jamais réessayer. Ainsi en 1995, soit cinq ans après avoir bu le calice jusqu'à la lie, Gbagbo avait évité Bédié en ce cachant derrière le boycotte actif qui n'était pas une pratique démocratique. Progressivement Gbagbo a perdu de sa verve et de sa crédibilité au profit du Pdci qui se fortifiait et se bonifiait comme du vieux vin.

Coup d'Etat de 1999, un coup fatal

Aimé Henri Konan Bédié avait réussi à renforcer le bail de confiance avec les Ivoiriens à travers un ambitieux projet de L'Eléphant d'Afrique. Ce projet avait eu le mérite de faire perdre du terrain à l'opposition qui n'avait rien à proposer aux ivoiriens réalistes. Ainsi, Gbagbo et les autres de l'opposition, ayant compris que le Pdci était indéracinable par les urnes ont cherché et trouvé un raccourci à travers un coup d'Etat militaire. Le 24 décembre 1999, alors que les ivoiriens s'apprêtaient à fêter la Noël dans l'allégresse, une soldatesque à la solde des ennemis du développement sont venu mettre fin à l'hégémonie du Pdci. Bien que cette façon de prendre le pouvoir ne soit pas conforme à la constitution et à la pratique démocratique, elle a été applaudie par des personnes se disant abusivement démocrates. Et le Pdci qui n'a pas la culture de l'opposition doit absolument s'accommoder à cette nouvelle vie. Pendant ce temps, son chef est contraint à l'exil. Certains cadres se sont terrés alors que d'autres avaient choisi le camp adverse. Le Pdci avait pris le coup en plein poumon et chancelait. Les militants étaient en proie à un doute profond. C'est dans cette ambiance de totale confusion que survinrent les élections de 2000. Avant les élections, certains cadres du parti, soutenus par la Jpdci s'étaient engagés dans le combat pour le retour du président Henri Konan Bédié. Avec leur concours lePdci-rda avait recommencé à retrouver son unité et toutes ses forces. Les militants ont repris confiance pour engager les futurs chalenges électoraux. Bien que la candidature du Pdci ait été refusée pour des raisons propres à ceux qui l'ont décidé, la flamme militante n'a pas baisée d'un iota. Ainsi le Pdci remportait la majorité des sièges à l'Assemblée nationale. A partir de ce constat, les militants et la direction se convainquent que le Pdci remporterait la présidentielle s'il y avait participé. Le sentiment de frustration passé, le Pdci, tel un sphinx s'est mis à se remettre de ses cendres pour redevenir le parti fort tel que nous lavons toujours connu. C'est ce parti, avec à sa tête, le sphinx de Daoukro et gonflé à bloc qui veut malmener le Fpi dans les urnes et prendre ce qui lui revient de plein droit. Ce Pdci-là et dorénavant plus fort et prêt à tout balayer sur son passage.

Rodolphe Flaha


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