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mercredi 17 mars 2010 par Le Nouveau Réveil

Ce mercredi matin, s'ouvre à partir de 9h30 dans les locaux de la Cei, sis aux II Plateaux résidence Angoua Koffi, un séminaire de formation et de mise à niveau des membres de la Commission centrale de l'Institution chargée des élections en Côte d'Ivoire. Une occasion que voudrait saisir le nouveau président élu, Youssouf Bakayoko, pour livrer une importante déclaration afin de couper court à toutes les rumeurs et critiques qui fusent contre la Cei.
Selon des sources proches du nouveau président de la Cei, le président Youssouf Bakayoko ne serait pas sourd à tout ce qui se raconte actuellement sur le compte de l'institution dont il vient de prendre les rênes. Il est conscient de ce que les Ivoiriens sont plus que jamais impatients d'aller aux élections et attendent qu'il reprenne les chantiers là où son prédécesseur les a laissés. Le séminaire de mise à niveau des nouveaux commissaires centraux qui démarre ce matin pour s'achever vendredi marque donc, de façon solennelle, la reprise des activités de la Cei depuis le renouvellement de son présidium. Aussi, le président Bakayoko voudrait-il saisir cette opportunité de l'ouverture des travaux de ce séminaire pour rendre publiques sa vision et sa méthode de travail mais surtout répondre aux inquiétudes des Ivoiriens.
Car pour lui, à en croire nos sources, il est difficile de commencer à travailler sans faire l'état de la situation. Le président de la Cei ne souscrit pas aux critiques de ceux qui disent qu'il ne bouge pas. Parce que pour lui, il faut bouger, mais avec méthode.
Concernant la polémique qui enfle au sujet du renouvellement des Cei locales et de la liste électorale provisoire dite "blanche", le président Bakayoko estime qu'il s'agit avant tout d'un débat entre partis politiques. Et l'institution qu'il préside ne peut se substituer aux partis politiques. Tout au plus, la Cei a une boussole qui reste les accords signés, notamment ceux de Pretoria et de Ouagadougou. Ces accords doivent être respectés, c'est le gage pour des élections apaisées et transparentes. En effet, ce sont les accords de Ouaga qui ont retenu la liste électorale 2000 comme une base de référence dans l'élaboration de la nouvelle liste électorale. A partir du moment où l'enrôlement a été fait et que les résultats ont été positivement croisés avec cette liste 2000, il y a lieu de considérer cela comme un acquis. Et ne pas s'inscrire dans la logique de la remise en cause systématique des acquis. A en croire donc nos sources, le président de la Cei estime que si l'on reste fidèle aux textes, on peut éviter d'avoir quatre mille interprétations des accords. Quant à la question de l'audit de la Cei, les mêmes sources, assez sérieuses, nous renseignent qu'à ce jour, personne n'a adressé un courrier au président Bakayoko pour exiger la réalisation d'un tel contrôle technique. Et la Cei ne peut pas aller en guerre contre un pays alors que le gouvernement de ce pays n'a posé aucun acte de belligérance. Pour des choses aussi sérieuses, l'on ne peut se fonder sur des déclarations lues dans la presse.
Enfin, en ce qui concerne la date des élections, la position du nouveau président de la Cei est qu'elle doit être rapidement connue. Mais cela ne peut se faire que si l'on franchit des étapes incontournables. A savoir, la fin du contentieux sur la liste provisoire et l'élaboration et l'adoption de la liste définitive. Il est indéniable que la nouvelle équipe de la Cei commence à sentir la pression, pour autant elle veut garder son sang froid afin de ne pas commettre des impairs dans la précipitation. Le discours du président Bakayoko est donc très attendu ce matin.
Akwaba Saint Clair




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