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 samedi 6 février 2010 par Le Nouveau Réveil

Dans le cadre des 10 ans de l'Université de l'Atlantique, Dr Lenissongui, professeur de sciences politiques, s'est prêté à nos questions.

Quel bilan faites-vous des 10 ans de l'Université de l'Atlantique que vous célébrez le 8 février prochain?
C'est une grande occasion parce que nous avons la nécessité d'agrandir les infrastructures et de mettre les moyens à la disposition de l'Etat de Côte d'Ivoire et de tous les Ivoiriens. Le président de l'Ua a décidé d'investir dans ce secteur. Et nous avons commencé à fonctionner avec la faculté de droit et des sciences économiques et les structures se sont ajoutées au fur et à mesure. Au vu de tout cela, on peut dire que le bilan est globalement satisfaisant. Parce qu'on a formé et mis sur le marché, un certain nombre de jeunes Ivoiriens issus d'un cadre approprié où les classes ne sont pas surchargées et où on a fait appel à des professeurs compétents qui sont parmi les meilleurs de la place. Je pense qu'on peut éprouver une certaine satisfaction sans compter qu'il y a un certain nombre d'activités universitaires qu'on mène qui permettent de créer un cadre tout à fait différent.

Quel regard portez-vous sur les autres universités publiques qui ne bénéficient pas de votre confort ?
L'enseignement supérieur avance, c'est certain. Mais je ne peux parler que de celle que je connais. Mais lorsque je regarde dans l'ensemble, il y a de nouvelles universités qui s'implantent et je pense que cela aide non seulement l'Etat mais surtout les Ivoiriens. Vous voyez un peu la capacité d'accueil de nos universités publiques, relativement réduite par rapport aux besoins et au nombre de jeunes qui obtiennent le baccalauréat et qui veulent une formation d'enseignement supérieur. Donc l'Ua comme les autres universités privées apporte un appui très important à l'Etat en créant les conditions qui permettent de former suffisamment ces jeunes.

Que préconisez-vous comme solutions pour les universités en difficulté?
Chaque université résout ses problèmes à son niveau. Mais il est certain qu'il y a des difficultés au niveau des infrastructures générales, au niveau de l'encadrement universitaire pour parler des enseignants. Mais à chaque niveau, on essaie de s'aménager comme on peut. Au niveau de l'Ua, c'est le problème des locaux qui se pose, repartis sur plusieurs sites, c'est quelque peu gênant. Mais l'idéal serait qu'il y ait la possibilité d'avoir un ensemble construit sur un seul bloc qui permettrait véritablement d'avoir une vue universitaire dense comme c'est le cas ailleurs. C'est une question de moyens financiers, de gestion et d'hommes également. Je ne sais pas les difficultés des autres universités mais je sais que les mêmes problèmes se présentent.

Concernant les activités des 10 ans, quelle projection faites-vous pour l'Ua ?
Les activités sont connues, il n'y a pas de vision particulière. Nous voulons juste marquer le coup pour dire à quel niveau nous en sommes. Mais s'il y a vision, c'est le directeur qui nous le dira.
Interview réalisée par Mahi Mikeumeuné et Mireille Appini (Stagiaires)


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