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 lundi 4 janvier 2010 par Notre Heure

Les ivoiriens, dans leur grande majorité ont accueilli avec allégresse l`année 2010. Parés dans leurs plus beaux vêtements, certains ont pris"d"assaut" les maquis et autres débits de boissons. Tandis que pour d'autres, ce fut l`occasion de communier avec le reste de la famille.

Respecter des habitudes

"Chaque année est particulière, donc je respecte la même "coutume"", tels sont les propos d`Achille Zokoilo, manager d`artistes. Des mots qui résument le sentiment aussi bien de ces nombreux fêtards que de ces personnes qui ont décidé de transformer leurs domiciles en de véritables bar dancing. A l'instar de tous les jours de l'An, les accolades ont été des scènes courantes. A cela, nous pouvons ajouter les voeux pour 2010 scandés ici et là. "Meilleurs v?ux"." C'est une occasion pour nous de formuler des souhaits pour des personnes que nous portons dans le coeur", a laissé entendre Eric Oueyo, attaché administratif. Au maquis "3615" sis à Yopougon, terminus 40, l'espace était devenu exigu. Nathalie L. qui n`a pas voulu se faire conter l`évènement a pris des dispositions particulières pour avoir une place dans ce lieu où l`alcool et la fumée de cigarette s`entremêlaient. M.D.a eu moins de chance. Lui et ses amis sont restés debout pendant plus d`une heure avant de jeter leur dévolu loin du bar qu`ils convoitaient tant à la Rue princesse de Yopougon. Des podiums plantés et des feux d`artifices ont constitué le décor de ce jour de l`An.

Quand des incidents troublent la fête

Les situations évoluent d`une cité à une autre. C`est du moins le constat qu`on a pu faire notamment à Attécoubé, plus précisément dans un maquis très prisé par la jeunesse de cette commune manifestement débordée. Toute chose qui a failli entacher de sang ce jour de réjouissance. En effet, les adeptes de la boisson alcoolisée ayant occupé la moitié de la chaussée ont vu un automobiliste heurter les barrières de fortune dressée pour la circonstance. Heureusement, l`on n`a dénombré aucune victime. Contrairement à cette bagarre rangée qui a éclaté dans un "repaire" des noceurs situé non loin du marché de ladite commune. Outre l`arcade sourcilière fendillée de G.B., nous avons pu constater la fracture du bras d`une jeune demoiselle." Ces jeunes gens sous l`emprise de l`alcool s`adonnaient à des actes de violences inutilement. C`est dommage", a regretté le gérant de l`édifice qui a requis l`anonymat. Ce fait n`a nullement occulté la rage de fêter de ces hommes et femmes dans l`euphorie de ce jour exceptionnel.

C`est aussi sage de fêter autrement

M. Patrice K., technicien supérieur exprime sa joie de rester en compagnie des siens autour d`un pot et d`une ambiance faite à la maison. "Ce jour est tellement singulier que je reste auprès des parents. je profite pour voir ceux que je n`ai pas vu depuis belle lurette", a-t-il déclaré. Même son de cloche pour celle qu`on appelle "Mamie" dans son quartier à Koumassi Sicogi." Je reçois la visite de mes enfants en ce jour. C`est l`occasion au cours de laquelle nous prenons des engagements les uns envers les autres", a-t-elle révélé. Comme eux, plusieurs personnes voient en ce jour le moment idéal de se remettre en question et de se donner de nouvelles orientations. C`est ce que nous a précisé Jean Roger Bouah, ingénieur en ces termes. " C`est seulement ce jour que je me donne les moyens pour atteindre les objectifs de l`année qu`on va vivre".


Ange KOUADIO


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