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 mercredi 25 novembre 2009 par Le Nouveau Réveil

Véritable calme plat, c'est le constat fait du côté de la délégation du Parti démocratique de Côte d'Ivoire en France en cette période de campagne présidentielle. Une situation qui inquiète de plus en plus les militants.
Les militants du PDCI-RDA France ne comprennent pas ce silence assourdissant de leur délégation. " On constate que tous les médias sont pris d'assaut par nos adversaires d'en face. Chaque samedi, ils organisent une cérémonie pour garder leurs militants en alerte. Malheureusement, chez nous, c'est le calme plat. C'est comme si le travail est déjà fait. Malgré les conseils des différents dirigeants qui passent ici à Paris, l'union a de la peine à s'instaurer. Je crois que la délégation doit changer sa manière de faire ", se désole une militante de Saint Denis. En plus de cette inertie de la déléguée, les militants reprochent à madame Howa de ne pas mettre les hommes qu'il faut aux places qu'il faut. " C'est d'ailleurs la raison pour laquelle nous avons perdu la présidence de la CEI ici en France au profit du FPI ", regrette monsieur Armand Gnaoré, un militant résidant à Clichy Sous Bois. Ce sont des militants désemparés que nous rencontrons souvent dans les rues de Paris et sa banlieue. Bientôt, les listes vont être affichées. L'inquiétude de ces derniers est qu'ils ne savent pas, à qui s'adresser et la voie de recours pour faire les réclamations. "Pour une délégation sérieuse, un comité devait être mis en place pour aider les militants dans ce sens. C'est vraiment triste pour le PDCI-RDA ", constate monsieur Gnaoré. L'autre inquiétude des militants du parti du président Aimé Henri Konan Bédié, c'est l'absence totale des responsables de la délégation dans les débats sur les médias. Avec la confiscation des médias de l'Etat par le Front populaire ivoirien, les médias internationaux devaient servir de palliatifs aux partis d'opposition comme le PDCI-RDA. Un parti qui peut se vanter de son bilan positif. Mais en France où la délégation dispose de tous ces atouts, rien ne se fait. Comme si autour de madame Howa, il y a un manque de débatteur. Quelqu'un qui apporterait la riposte aux mensonges et allégations du FPI. Laissant le terrain aux Fologo et autres Gnamien Yao de déverser leur bile sur le PDCI-RDA à travers les médias internationaux. Des constats qui permettent à des militants du FPI de narguer cet adversaire qu'est le PDCI " si au dernier moment, ce sont les électeurs de France qui devaient départager les candidats en Côte d'Ivoire, nous partons largement gagnants. " Une menace à prendre au sérieux. Car Laurent Gbagbo est en quête de crédibilité sur le plan international pour justifier la confiscation du pouvoir. Il y a ces sondages taillés sur mesure pour faire de lui le gagnant et publiés par des journaux internationaux. Une victoire du FPI en France donnerait aux refondateurs des arguments pour se conforter dans leur logique. Il est donc temps pour madame Léontine Howa et les siens de se réveiller et d'entreprendre des actions de mobilisation et de sensibilisation. Car plusieurs militants se sentent abandonnés. Ils attendent juste une action de la délégation. Le PDCI-RDA a de fortes chances de sortir vainqueur en France. Il suffit simplement d'une volonté de la part de la délégation.

Eugène YOBOUET
Correspondant permanent en France


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