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 mardi 10 novembre 2009 par Notre Voie

Alors que les Ivoiriens commémorent les doulourreux évènements de novembre 2004, Ouattara et Bédié se murent dans un curieux silence. Les 6, 7, 8 et 9 novembre 2004, l'armée française, sur instruction du chef de l'Etat d'alors, Jacques Chirac, entrait officiellement en guerre contre la Côte d'Ivoire. Jusqu'à cette date, elle se contentait d'équiper l'ex-rébellion, de concevoir ses plans d'attaque et de lui servir d'éclaireur. Prétextant de ce que des soldats français auraient été tués dans une attaque de l'armée ivoirienne contre les installations de l'ex-rébellion à Bouaké, l'armée française a détruit, au sol, toute la flotte militaire ivoirienne. Et comme si cela ne suffisait pas, elle a ouvert le feu sur des jeunes patriotes qui protestaient les mains nues à l'hôtel Ivoire contre cette action unilatérale de la France. Le bilan de cette barbarie fut lourd : 90 morts, 2537 blessés. Le vendredi 6 novembre 2009, les Ivoiriens se sont souvenus de leurs morts et blessés. Dans une déclaration parue dans la presse nationale, le président de la République, Laurent Gbagbo, a salué la mémoire des disparus et exprimé son soutien aux blessés. Il a indiqué que la République ne les oubliera jamais. A l'opposé de cette attitude républicaine et patriotique du chef de l'Etat, Dramane Ouattara et Konan Bédié, deux des principaux candidats à la présidentielle, se sont murés dans un silence méprisant, haineux et surtout coupable. Il n'est un secret pour personne que Ouattara et Bédié avaient salué l'action de la France en novembre 2004. Alassane Ouattara avait même dit : J'espère que la France ira loin et jusqu'au bout. Loin et jusqu'au bout, était pour lui, que l'armée française écrase tous les jeunes ivoiriens qui se dresseraient sur son chemin et qu'elle chasse le président Gbagbo du palais de la présidence. L'on avait pensé qu'avec les 5 années écoulées et le contexte électoral, ces messieurs qui ont déjà dirigé ce pays, l'un en tant que Premier ministre, et l'autre en tant que président de la République, prononceraient quelques mots de compassion, ne serait-ce que pour s'attirer la sympathie des jeunes dont beaucoup des leurs ont donné leur vie pour que ce pays, que Bédié et Ouattara aspirent à gouverner de nouveau, reste debout. Que non ! Bien au contraire, ils continuent d'afficher un mépris et une haine à l'endroit de ces jeunes. La célébration du 5ème anniversaire des douloureux évènements de novembre 2004 donne, une fois de plus, l'occasion aux Ivoiriens de comprendre que pour l'élection présidentielle à venir, il y a effectivement deux types de candidats. Il y a d'un côté, ceux qui se préoccupent de la vie des Ivoiriens et se battent pour l'indépendance totale de la Côte d'Ivoire. Ils luttent pour que les richesses de ce pays profitent effectivement aux Ivoiriens et à tous ceux qui vivent dans ce pays d'hospitalité. Ce groupe est conduit par le président Laurent Gbagbo. L'on a de l'autre côté, ceux qui se battent pour que la Côte d'Ivoire redevienne une colonie française, pourvu qu'ils en tirent un profit personnel et égoïste. Ceux-là sont les candidats de la France. Il s'agit de MM. Ouattara et Bédié. Les Ivoiriens iront donc aux élections en toute connaissance de cause. C`est-à-dire en ayant une idée claire des intentions des uns et des autres. De sorte que le choix se fera sans ambiguïté.

Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr


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