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 jeudi 27 août 2009 par Le Patriote

Le don de 7 157 tonnes de riz blanchi offert par le Gouvernement du Japon à la Côte d'Ivoire, en juillet dernier, dans le cadre d'une aide alimentaire suscite beaucoup de palabres entre les distributeurs et les agents du ministère de l'économie et des finances. De quoi ressort-il ?

Pour des besoins en ressources pour le financement de projet de développement économique et social y compris la production agricole, le gouvernement ivoirien a mis en vente ce don. Ainsi trois entreprises de distribution à savoir, la Compagnie de distribution et d'importation de Côte d'Ivoire (CDI-CI), la Société Ivoirienne de Distribution de Denrées Diverses (SI3D) et la Société de Distribution de toutes Marchandises de Côte d'Ivoire (SDTM-CI) ont été retenues aux termes d'un appel à manifestation d'intérêt lancé par le ministère de l'économie et des finances. Chacune des entreprises s'est vu alors attribuer un stock de riz dont le montant devait être réglé à 50% au comptant et 50% en 3 mensualités à compter de fin juillet. Selon les représentants de la CDI-CI et de la SI3D, toutes les dispositions ont été prises à leur niveau pour faire face à ces conditions puisqu'elles iront jusqu'à faire face au cautionnement bancaire de 100% qui est demandé, soit la somme de 129 801 250 FCFA. Mais contre toute attente, les deux sociétés constatent que leur quantité de riz est enlevée par la société concurrente, la SDIM-CI. Un constat par voie huissier et d'avocat est alors effectué le mardi dernier au quai 9 du Port Autonome d'Abidjan. Pour M. Coulibaly Dramane, directeur général de la CDI-CI c'est tout simplement un complot des membres du comité de pilotage du Programme Riz KR 2008. Nous avons émis un chèque certifié en vue du paiement des 129 801 250 FCFA, mais le chèque est revenu impayé à deux reprises. En réalité au lieu de l'endosser pour le compte du Programme, les agents du MEF l'ont effectué sur le compte d'un fondé de pouvoir a souligné M. Coulibaly. Par ailleurs, le directeur général de la CDI-CI a déploré le fait qu'il n'ait reçu que seulement 541,5 tonnes, soit la moitié du son stock. L'autre moitié a été vendue à Ezzedine Ibrahim, directeur général de la SDIM-CI. C'est scandaleux et cela n'encourage pas les initiatives nationales a-t-il lâché.

Sogona Sidibé


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