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mercredi 17 juin 2009 par Le Nouveau Réveil

Chose promise, chose encore due : Nous vous proposons, après le Syndicat national des assistants sociaux, la deuxième partie de notre enquête qui portait sur les accusations portées contre la direction et le Conseil d'administration de la mutuelle générale des fonctionnaires de Côte d'Ivoire. Rappelons qu'il y avait trois types d'accusations :

1er : le service de délivrance des carnets des mutualistes serait resté fermé du 20 mars au 26 avril. Et que des fonctionnaires, faute d'avoir obtenu ces carnets, seraient morts, durant cette période.

2e : que la mutuelle, sans raison valable, aurait demandé aux pharmacies de n'accepter que 10 bons par jour. Et que cette " politique désastreuse " du directeur général de ladite mutuelle causerait de graves préjudices aux fonctionnaires.

3e : Des responsables de la mutuelle prélèveraient 10% sur les factures des fournisseurs.
Dans l'unique objectif de découvrir la vérité, rien que la vérité, nous nous sommes rendu à trois reprises dans les locaux de la Mugefci, pour tenter de rencontrer les responsables afin de recueillir leurs réactions sur les accusations portées contre leur " maison ". Mais, nous avons découvert que la Mugefci est une " grande muette ". Tous les agents que nous avons interrogés le premier jour, nous ont invariablement répondu que " personne ne peut s'exprimer à visage découvert, sans l'accord, soit du Dg, soit du Pca. ". Même la chargée de communication de la Mutuelle, que nous avons rencontrée, nous a donné la même réponse, en promettant de nous rappeler après sa rencontre avec le Dg. Nous attendons toujours cet appel. Le deuxième jour, nous nous sommes rendu directement, à la Direction générale située au 6ème étage de l'immeuble abritant les locaux de la Mutuelle, au Plateau. Mais là également, l'on nous a répondu que " le Dg, non seulement, n'était pas disponible, mais que, même disponible, il ne pouvait s'adresser à la presse et se prononcer sur un sujet, sans l'autorisation préalable et expresse du Conseil d'administration, vis-à-vis duquel il est pleinement responsable. " De la Direction générale, nous sommes allés au bureau du Pca situé au 5ème étage pour essayer de le rencontrer. Mais l'on nous apprend qu'étant en séance de travail, il ne pouvait pas se libérer. Le vendredi 5 juin dernier, nous avons encore tenté de rencontrer le Pca, sans succès. Motif invoqué ? Il serait encore en réunion. Après avoir rempli une fiche de demande de rendez-vous, promesse de nous rappeler nous a également été faite. Las, nous avons insisté auprès de certains agents qui, sous le sceau de l'anonymat, nous ont répondu qu' " aucune des accusations portées contre la mutuelle n'était fondée. Que le service de délivrance des carnets est effectivement resté fermé les lundi 16 et mardi 17 mars 2009, en raison d'une rupture de stickers imputable au fournisseur. Rupture à laquelle une solution a été trouvée dès le 18 juin. " Et que depuis cette date " ce service n'a plus connu de fermeture ". Une dame qui travaille dans ledit service tous les jours de 8 heures à 15 heures nous a fait cette remarque en riant, " toute la Côte d'Ivoire aurait été informée, s'il y avait eu une fermeture de plus d'un mois ". Quant à l'accusation relative à la politique de quotas au niveau des bons, un responsable de Département nous a fait savoir que " sans ce plafonnement, la mutuelle aurait déjà fait faillite, à cause des fraudes organisées par certaines pharmacies. C'est une politique décidée par le conseil d'administration de la mutuelle " A-t-il ajouté, avant de nous renvoyer à une interview de M. Joseph Holland N'da, Pca de la Mugefci, relative à cette politique de planification. Nous avons recherché et retrouvé l'interview en question, publiée par " Notre Voie " le jeudi 11 décembre 2008. Dans ladite interview, le Pca a clairement expliqué les raisons de cette politique. " la plupart de nos partenaires pensent qu'ils devraient faire leurs chiffres d'affaires uniquement avec la Mugefci. Par exemple, une pharmacie qui fait globalement un chiffre d'affaires de 5 millions Fcfa par mois, la Mugefci représente peut-être 2 millions, et le secteur privé, 3 millions. Dès l'instant où, au niveau du secteur privé, les assurances ne remboursent plus, alors, les pharmaciens s'arrangent pour que la Mugefci supporte 5 millions, là où elle était censée supporter 2 millions. Nous avons pris le temps d'analyser les stratégies de fraude sur deux ou trois ans. Nous avons regardé les écritures, les dépenses présentées par chaque pharmacie. Nous avons relevé qu'il y avait des dépenses qui ne s'expliquaient pasdès cet instant, nous avons pris la décision, après en avoir informé le Conseil d'administration, de planifier les dépenses des pharmacies que nous avons arrêtées à un plafond. Et les pharmaciens, comme nous avons limité leurs dépenses en les planifiant, ils disent que c'est la Mugefci qui a institué des quotason leur a dit de rester à 3 millions jusqu'à ce qu'on y voit clair. Ce n'est pas un quota. Certains pharmaciens font croire que nous leur fixons des quotas. C'est faux !... Dans tous les cas, la Mugefci n'est pas obligée de travailler avec toutes les pharmacies. " Sur une question relative à la mauvaise gestion dont son équipe serait responsable, le Pca a été on ne peut plus incisif. " Tout cela, ce sont des propos de syndicalistes qui, malheureusement, n'ont pas la formation de gestion d'une entreprise. Ce sont des gens qui parlent pour parlerla Mugefci est une société privée. Elle était par le passé, une direction de la Fonction publique. Voilà pourquoi il y a des fonctionnaires dedansil y en a qui pensent que la Mutuelle appartient aux fonctionnaires. " Enfin, pour la dernière accusation, nous y reviendrons Mais d'ores et déjà, ces accusations apparaissent clairement comme une volonté de semer la zizanie entre les responsables de la mutuelle, à l'approche de l'assemblée générale, afin de mieux les abattre. Sous l'autel de gros intérêts financiers

ASSALE TIEMOKO


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