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mercredi 12 novembre 2008 par Autre presse

Acturoutes.info - Ceux qui espéraient une baisse des tarifs du transport en harmonie avec la récente chute du prix du carburant en Côte d'Ivoire, n'ont qu'à bien se tenir.

Les prix demeurent inchangés du moins, selon les propos de M. Touré Adama, président de la coordination des gares routieres de Côte d'ivoire (CNGR-CI).

Nous n'allons pas baisser le prix du transport tant que l'Etat ne baisse pas le prix du carburant. Nous demandons que l'Etat revienne aux 545 francs le litre du gasoil. a-t-il asséné dans une récente interview.

Demonstration à l'appui, le syndicaliste qui semble avoir un fichier très détaillé sur la conjoncture mondiale a tenu à exprimer sa déception face à l'insuffisance des décisions du gouvernement ivoirien. Cette mesure, a-t-il avoué, nous a laissé sur notre faim .

Interrogé sur les raison d'un tel block-out, le représentant des transporteurs n'a pas manqué d'égrainer un chapelet de revendications qui part de l'augmentation du prix des autres équipements des véhicules de transport (pneumatique, batterie, huile de moteur), la non prise en compte de leur avis dans la fixation des nouveaux prix et l'insuffisance de la réduction opérée par l'Etat.

Plus menaçant, M. Touré Adama a prévenu Nous avons laissé une période. Si après cette période, rien n'est fait, dans une semaine, nous allons nous réunir en assemblée extraordinaire et voir la conduite à tenir. On ne peut pas se taire.

Dans ce combat pour le mieux être des transporteurs, les consommateurs constituent un levier important que le syndicaliste voudrait bien compter à ses cotés Que Dieu fasse que les consommateurs entrent en grève demain.

Les principales associations de consommateurs de Côte d'Ivoire avaient mis beaucoup d'espoir dans les nouveaux prix de carburant à la pompe intervenus au début du mois et qui se sont traduits par une réduction de 100 frs pour l'essence et 60 frs pour le gas-oil.

Des responsables de ces associations ont même manifesté leur engagement à rencontrer les transporteurs en vue d'un ajustement du prix de leur prestation.

L'idée d'une grève n'est donc pas à exclure dans la mesure où le président de la coordination gares routières voit dans le comportement des autorités ivoiriennes une volonté de livrer les transporteurs à la vindicte populaire.

Célestin KOUADIO
c.kouadio@acturoutes.info


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