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lundi 10 novembre 2008 par Notre Voie

Romain Francis Vangah Wodié, candidat du Parti ivoirien des travailleurs à la présidentielle en Côte d'Ivoire, a animé une conférence de presse à la fin de la Convention de son parti à Yamoussoukro. Face aux journalistes, Wodié a fait feu de tout bois. Contre tout. Surtout contre l'accord de Ouaga et la Constitution. Lisez.
L'Accord de Ouaga ? La première idée, c'est que nous reconnaissons que la sortie de crise nécessite un accord. C'est sur la base d'un accord qu'on pourra régler les problèmes et sortir de la crise. Il y a des accords qui sont listés à certains groupes ou à certaines personnes. Et depuis 2003, ce type d'actes a démontré son incapacité à régler effectivement les problèmes. Et chaque fois, les accords conclus à 4 ou à 6, on appelle l'ensemble des Ivoiriens à en appliquer les dispositions. Le dire, c'est reconnaître la nécessiter du soutien de l'ensemble des Ivoiriens à de tels accords. Parce que nous sommes tous concernés. Alors, pourquoi ne pas faire les choses tout à fait simplement ?
Si nous sommes tous concernés, c'est tous ensemble que nous devons écrire les dispositions de l'accord et c'est ensemble que nous allons les appliquer simplement. Alors, si on continue dans cette ligne qui consiste pour les belligérants à signer les accords, à nous demander de venir les appliquer, si on donne le droit à 4 ou 5 de conclure des accords pour espérer régler des problèmes globaux de la Côte d'Ivoire, on va au-devant d'une impasse. Donc, je dis cette fois-ci, il faut que nous prenions nos responsabilités. Le devoir des belligérants, c'est de nous ramener la paix. Ils ont provoqué la guerre, qu'ils nous ramènent la paix. Ils ne parviennent pas à ramener la paix parce qu'ils n'ont pas toutes les clefs en main. Les clefs appartiennent aux Ivoiriens. En disant que nous allons prendre nos responsabilités, ça veut dire que nous allons refuser d'accepter que quelqu'un règle les problèmes de tous à la place de tous. Et le PIT a décidé de faire le tour des partis politiques et des organisations de la société civile pour que nous parlions déjà de la situation et que nous voyions ensemble quelles dispositions, quelles mesures nous avons à prendre ensemble. Notre destin est commun. Nous devons le gérer ensemble. Nous avons rencontré le RDR, nous avons rencontré l'UDPCI, nous allons rencontrer d'autres forces politiques, les chefs traditionnels et religieux. Nous allons faire le tour et voir ce que les Ivoiriens pensent. C'est juste les Ivoiriens qui vont décider. Nous ne devons plus laisser le soin à un groupe de régler nos problèmes à nous.

R. K.


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