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mardi 22 juillet 2008 par Le Temps

A la suite de la grève des transporteurs la semaine dernière, le gouvernement de Côte d'Ivoire a revu à la baisse, le prix du carburant à la pompe. Cela, à la grande satisfaction des opérateurs du secteur des transports. C'est une première dans l'histoire de la Côte d'Ivoire où jamais un gouvernement n'a agi dans ce sens. Sous le règne du PDCI, et plus précisément sous l'ère Bédié, la tendance n'a jamais été d'écouter les cris de c?ur des populations mais plutôt de brimer toutes les revendications sociales. C'est ainsi que plusieurs manifestations des transporteurs ont connu des répressions sauvages, parfois avec des morts de chauffeurs. En dictateur indécrottable, Henri Konan Bédié a toujours considéré les grèves des transporteurs comme une insulte à sa personne. Jamais, il ne les a conviés à une rencontre comme cela vient de se faire. Dans son entendement, les transporteurs étaient les bras séculiers de Alassane Ouattara, son ennemi juré, donc des gens à bannir. Des gens avec lesquels son régime ne pouvait discuter de quoi que ce soit. A cette thèse, il faut ajouter l'impavidité de ce Président aux interpellations du peuple quant aux nombreux scandales financiers qui ont éclaboussé son régime et pour lesquels les bailleurs de fonds et les Institutions de Bretton Woods, pour la première fois depuis leur existence se sont vus obligés de geler leurs relations avec la Côte d'Ivoire. A cette époque, compte tenu de la situation draconienne, le peuple dans son ensemble, souhaite la réduction du train de vie de l'Etat et la diminution des salaires des ministres. Cette proposition est faite par les bailleurs de fonds dans le souci de renouer rapidement avec les autorités. Mais Bédié y voyant une forme de chantage sur son gouvernement, déclare qu'il n'y a pas de " solution miracle " au problème posé par les Ivoiriens et les bailleurs de fonds. C'est avec cette main de fer qu'il règne sur le pays jusqu'au coup d'Etat de décembre 1999. En se départissant de ce comportement, Laurent Gbagbo vient non seulement de donner une leçon de bonne gouvernance à ses adversaires mais aussi, il vient de démontrer que dans un pays, le détenteur du pouvoir, c'est le peuple et qu'en cas de crise, il faut se mettre à l'écoute de ce peuple qui vous a confié son pouvoir. N'est-ce pas là déjà une victoire du Woody de Mama sur es adversaires ?

Pierre Legrand
legrand07539420@yahoo.fr


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