Identifie Toi     Inscris Toi

samedi 28 juin 2008 par Notre Voie

Mme Simone Gbagbo a entamé, hier, sa tournée dans le département de Tanda, par la localité d'Amanvi.
Mobilisation inattendue, hier, dans la nouvelle sous- préfecture d'Amanvi, dépar-tement de Tanda. Amanvi est, en effet, le village natal de l'ex-ministre Kobenan Kouassi Adjoumani qui s'est rendu célèbre par ses écarts de langage vis-à-vis du chef de l'Etat. Mme Simone Gbagbo y débutait ses activités et les populations ont répondu nombreuses à l'appel du FPI pour venir écouter la 2ème vice-présidente de ce parti. Adjoumani était présent sur les lieux du meeting en compagnie de quelques-uns de ses compagnons. Cette consi-dération a été soulignée par la Première Dame, qui a tenu à l'en remercier. Merci pour l'accueil. Particulière-ment au ministre Adjoumani, mon collègue au parlement, pour sa présence. Parce qu'ailleurs, les responsables du PDCI ont quitté leur ville pour ne pas me voir passer, a-t-elle précisé.
Les populations, qui ont souffert des affres de guerre, ont noté, devant la Première dame, leur satisfaction de voir leurs souffrances prendre fin grâce au dialogue direct. M. Mathieu Yao Bini a, au nom des populations, affirmé que depuis le début de la crise, c'est le chef de l'Etat qui a vu juste en proposant le dialogue direct. Les canons se sont tus et les activités économiques ont repris. Il s'est, ensuite, attaqué à la corruption. Pour la diplomatie, Laurent Gbagbo est le champion du monde. Il a réussi avec finesse et maîtrise à repositionner notre pays dans le concert des nations, a-t-il affirmé. Avant d'adresser au chef de l'Etat les remerciements du peuple brong pour tout ce qu'il a fait. Nous avons obtenu, en huit ans, beaucoup plus qu'en 40 ans de pouvoir des autres partis.
Amanvi sous-préfecture, un don du président Gbagbo, annonçait une banderole dressée pour accueillir Mme Gbagbo. Sur le terrain du village où se tenait le meeting, fanfare et danses traditionnelles ont illuminé le rassemblement. L'hymne national a été chanté dans la langue locale, le brong.
Dans l'assistance, le ministre Adjoumani était assis aux premières loges. Au nombre des chefs coutumiers qui ont effectué le déplacement, le roi Kouassi Adjoumani, un des trois rois brong. Il a été installé au trône par Bédié, au mépris des règles des Brong, après le décès de Nanan Koffo Yéboua, en 1992. L'action de Henri Konan Bédié, qui voulait installer un militant du PDCI sur le trône des Brong, a provoqué un schisme dans le royaume. Aujourd'hui, le peuple se retrouve avec trois rois. Nanan Adingra Ababio installé à Assueffry, Nanan Appiah 1er à Sakouadou et Nanan Adingra Kouassi Agyeman à Amanvi. Qui des trois rois a le plus de légitimité ? Nul n'ose s'aventurer sur ce terrain.
Selon M. Adingra Yao, DLC local de Gbagbo, la guerre a étouffé tant de bonnes initiatives du président de la République et orienté les efforts de l'Etat vers la gestion de la guerre. Aujourd'hui, selon lui, la Côte d'Ivoire est de retour sur la scène internationale, et cela fait la fierté de tous. Il inscrit donc la visite de la 2ème vice-présidente du FPI dans une dynamique de victoire pour l'élection présidentielle.
M. Adingra a souligné que la nouvelle sous préfecture d'Amanvi ne compte que deux sections du FPI et 11 comités de base. Les sections de l'OFFPI et de la CEFPI sont en cours d'installation. Toutefois, il regrette qu'après 40 ans de parti unique, les forces de résistance au changement persistent encore. Campa-gne d'intoxication, diaboli-sation des leaders du FPI, tout y passe, selon lui. Cependant, il soutient que tout la Côte d'Ivoire s'apprête à donner un second mandat au président Gbagbo. Il promet qu'Amanvi ne sera pas en marge du mouvement national.
Le deuxième meeting de la journée a eu lieu à Assueffry. M. Joachim Polisson Koffi, DLC, a soutenu que le 30 novembre sera certaine-ment la finale tant attendue et les populations, qui ne sont pas dupes, sauront en qui placer leur confiance. Selon lui, la victoire du président Gbagbo est déjà acquise et l'on ne se préoccupe plus qu'à le plébisciter.

Paul D. Tayoro envoyé spécial


Inscrivez vous pour postez un commentaire sur