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jeudi 3 avril 2008 par Le Temps

Légitimes, sont ces manifestations contre la cherté de la vie, qui ont eu lieu les lundi et mardi derniers à Abidjan. Reconnues d'ailleurs par le Président de la République, Laurent Gbagbo. Qui en a profité pour expliquer que ce phénomène est mondial. Mais depuis la paralysie de la capitale économique ivoirienne, par les manifestants, la détérioration des rapports entre le Président Laurent Gbagbo et son peuple, hante l'imaginaire collectif des opposants ivoiriens. La situation actuelle n'échappe pas à la règle. Les manifestations de rue ont réveillé les vieux démons et ils sont déjà des milliers, tapis dans l'ombre, à prédire une possible fin (?) de règne du chef de l'Etat. Sur fond de paranoïa, de passion pour les théories du complot, exprimées à mots couverts, l'opposition ivoirienne, à travers ses vases communicants, laisse naïvement percevoir à quel point elle souhaite l'apocalypse au régime en place. C'est sûrement dans cette logique que jusqu'à hier, des titres tendancieux ont été servis aux Ivoiriens, aux lendemains des manifestations de rue contre la hausse du prix des denrées alimentaires. Ainsi, des confrères comme Le Nouveau Réveil dans son édition d'hier, affichait à la Une ; "2e journée de révolte contre la cherté de la vie à Abidjan, hier / Parce qu'il hurlait qu'il a faimSéa tué par les policiers ". Et aussi, "Gbagbo sans compassion mais il cède aux menaces des gendarmes /Les hauts les c?urs payés hier nuit" (mardi 1er avril 2008 : ndlr). Même son de cloche pour Le Patriote qui a titré : " Le peuple affamé se révolte, la police charge / un manifestant tué par balle". Voulant jouer les équilibristes avec à sa tribune : "Cocody, Port-Bouët, Bassam entrent dans la danse / le soulèvement contre la misère se généralise", Nord-Sud quotidien ne s'est pas empêché de dire un requiem pour le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP). A qui, il reproche son mutisme observé sur les grandes questions et aujourd'hui, la cherté de la vie. "En clair, il regrette l'absence fort remarquée de ce bloc de partis politiques dit d'opposition sur le terrain. Alors qu'il aurait voulu le voir amplifier les mouvements de ces dernières heures. La palme de cette idée noire revient au journal Nuit & Jour. Sa Une en dit long : "Soulèvement populaire à Abidjan / le régime de Gbagbo en danger / la ville paralysée, 2 morts, plusieurs blessés, Gbagbo à l'épreuve, où sont passés les jeunes patriotes ? "
Dans ses colonnes, ce quotidien rappelle que le Président Gbagbo apprendra à ses dépens, l'adage ; "qui règne par l'épée, périra par l'épée", "s'il ne fait rien pour changer la face de son régime". Comme s'il est au pouvoir par un coup de force. Démocratiquement élu, le chef de l'Etat a toujours accordé une oreille attentive aux problèmes qui touchent ses concitoyens. D'ailleurs, imbu des valeurs démocratiques et du respect de son prochain, le président Laurent Gbagbo, s'est montré sensible au cri de coeur de son peuple en invitant tous les opérateurs économiques et responsables de mouvements et associations de consommateurs au dialogue, hier. Pour étudier tous les aspects de cette situation et prendre des mesures idoines. L'apocalypse n'a pas eu lieu et elle n'aura jamais lieu.

Frimo D. Koukou
koukoudf@yahoo.fr


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