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jeudi 19 avril 2007 par Fraternité Matin

Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N'Guessan, s'est félicité du début du démantèlement de la zone de confiance lundi et de l'inauguration du siège du Centre de commandement intégré. Cet avis, il l'a donné hier, à Sikensi, dans la cour de l'Hôtel de ville dans le cadre du meeting de clôture d'une tournée de trois jours dans ce nouveau département. Face à des militants très mobilisés et fiers de recevoir le président de leur parti, Pascal Affi a tenu à expliquer le symbolisme que représente l'acte de suppression de la zone de confiance. Il s'est passé des événements importants dans notre pays dans le cadre de la recherche de la paix. Vous avez tous suivi à la télévision que lundi dernier, solennellement, le Président de la République et son Premier ministre, M. Guillaume Soro, secrétaire général des Forces nouvelles, ont procédé au démantèlement de la zone de confiance. C'est un acte important, historique. Parce que cette date du 16 avril 2007 restera gravée dans l'histoire de notre jeune nation comme étant la date de la fin de la rébellion. La date qui aura été choisie pour mettre fin à cette crise qui dure depuis pratiquement 5 ans.
Pour lui, il s'agit du démantèlement de ce qui symbolisait la crise en Côte d'Ivoire, la rébellion. (...) Ce 16 avril qui sera considéré comme le dénouement de la crise doit être aussi considéré comme le triomphe de la résistance. Lorsqu'un régime est agressé, il y a fatalement deux issues qui se présentent à lui. La chute ou le triomphe par la résistance. Depuis 5 ans, nous nous sommes mobilisés pour résister. () C'était un combat entre deux valeurs.. Il fallait choisir entre céder à la violence et à la dictature ou faire triompher la démocratie. Par l'acte symbolique du 16 avril dernier, la démocratie a triomphé. Car le régime qui a été élu démocratiquement en octobre 2000 a survécu à la rébellion, a martelé le leader du FPI. La conséquence immédiate de ces actes, a ajouté le président du FPI, c'est le changement radical qui va s'opérer dans les jours à venir au plan social, politique et économique. Il s'agit, entre autres, des visites de consolidation de la paix et de la réconciliation que le Chef de l'Etat va entreprendre dans les zones Centre, Nord et Ouest du pays ; le redéploiement de l'Administration. C'est également le changement de mentalité au niveau des leaders politiques ivoiriens qui renonceront désormais aux armes comme moyen d'accession au pouvoir d'Etat. Le prochain combat auquel Affi N'Guessan a invité le peuple Abidji est de faire confiance à Laurent Gbagbo et à son parti. La mobilisation pour conclure la résistance par une victoire aux élections?, tel est l'engagement pris par les militants à sa demande. Seule voie, selon lui, pour garantir le développement du département. Car il considère que le temps du PDCI est passé et que celui du RDR n'est pas encore arrivé. Toutes les personnes qui sont intervenues avant Affi N'Guessan ont salué cette visite et plaidé pour que le Chef de l'Etat arrive à Sikensi. Ils ont présenté plusieurs doléances liées au développement du département. Notamment l'électrification rurale, l'adduction d'eau, la construction de centres de santé et d'écoles primaires, l'informatisation du siège du parti, la logistique pour les tournées, la fourniture de broyeuses. Des préoccupations présentées par le Pr N'Guessan Yao Thomas, Koffi Ayébé Claude, Mme Gboboua Blandine, Diby Gnahoua Joseph, respectivement président du comite d'organisation, porte-parole des secrétaires de section, fédérale OFFPI et secrétaire fédérale.
Notons que le président du FPI a visité 14 villages et animé 15 meetings. Aujourd'hui, il entame une tournée de 10 jours à Tiassalé.

Paulin N. Zobo
Envoyé spécial à Sikensi


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