Identifie Toi     Inscris Toi

mercredi 13 février 2008 par Notre Voie

A l'occasion de la signature de la convention collective des journalistes hier, à la salle de Conférence du ministère de la Fonction publique et de l'Emploi, au Plateau, le SG du Syndicat national des agents de la presse privée de Côte d'Ivoire (SYNAPP-CI), Guillaume Gbato a rendu hommage à son prédécessur, feu Cendres Glazaï. Le texte intégral.
Mesdames et messieurs,

Au moment où je prends la parole, ce matin, devant cette auguste assemblee, mes pensees vont vers un homme qui aurait été fier de vivre ces moments historiques avec nous. Puisque lui-même avait consacre les dernières années de sa vie à se battre de toutes ses forces pour changer la vie des travailleurs de la presse privée dans notre pays. Malheureusement, Dieu en a décidé autrement en l'arrachant à notre affection, il y a un peu plus d'un an. Vous l'aurez compris, je tiens ici à saluer la mémoire de notre premier secrétaire géneral, le camarade Cendres Glazaï, mort à la tâche.
Mais je suis rassuré parce que je sais que de là où il est, il est de tout c?ur avec
nous au moment le combat de toute sa vie est aujourd'hui couronné de succès.
Monsieur le Ministre Communication. Ce jour est un jour historique pour lapresse ivoirienne, mais aussi pour la Côte d'Ivoire. Aujourd'hui en effet et avec
nos patrons, avec le soutien du gouvernement, la presse ivoirienne a decidé de parier sur l'avenir. De faire le saut qualitatif dont elle a besoin pour occuper la place qui lui revient de droit dans la construction de notre nation. Notre joie est immense. C'est pour quoi du haut de cette tribune, il me plait particulierement de vous saluer, vous rendre l'hommage que vous méritiez et vous dire au nom de tous les travailleurs de la presse privee de Côte d'lvoire, merci pour votre engagement franc et sincère en faveur de la restauration de la dignité des hommes et des femmes de médias de notre pays. Tout monde le sait ici que ce dénouement heureux que nous fêtons nous le devons à votre implication personnelle due à votre conviction maintes fois réaffirmée selon laquelle les hommes ne peuvent pas être des variables d'ajustement dans la gestion des entreprises de presse. Merci, pour tout. Les travailleurs de la presse privée ivoirienne vous en seront éternellement reconnaissants.
Je voudrais associer à ces remerciements, votre collègue de laFonction publique et de L'Emploi, le Pr. Hubert Oulaye, qui en acceptant de vous accompagner dans ce projet montre ainsi lui aussi tout l'intérêt qu'il accorde à l'amelioration des conditions de vie et de travail dans les entreprises de presse. C'est vrai qu'il reste encore au gouvernement de transformer l'essai en mettant en place Ies mécanismes de soutien aux activités des entreprises de presse, contenus dans la loi sur la presse, mais il n'est pas inutile de Ie féliciter et de l'encourager pour Ies efforts déjà accomplis.
Permettez aussi messieurs les Ministres que j'exprime ma gratitude au president du groupe de travail, l'lnspecteur Essy Bonzou qui a conduit avec patience et rigueur nos travaux. Avec lui je remercie tous les membres du groupe de travail qui n'ont ménagé ni leur temps, ni leur intelligence pour mettre Ieur expérience a notre disposition.
Toute notre reconnaissance va aussi aux différents experts qui sont venus nous apporter les éclairages qui ont été décisifs dans la signature de cette nouvelle convention.
A nos patrons, nos partenaires de tous les jours, conduits ici par le président du GEPCI Denis Kah Zion, je voudrais témoigner mon infinie reconnaissance. La nouvelle convention sur laquelle nous nous sommes accordés est un bon arrangement pour notre secteur et pour notre pays.
Conscients des difficultés que connaissent nos entreprises, nous nous sommes donnés un délai de grâce de18 mois pour permettre de créer un environnement favorable à sa mise en route.
Soyez assurés que nous tiendrons tous nos engagements en étant effectivement vos côtés pour exiger de l'Etat qu'il joue sa partition.
A présent, je voudrais m'adresser à tous Ies travailleurs de la presse privée de Côte d'lvoire. Ce jour est Ie jour de notre jour. Après tant d'année de lutte de la souffrance, qui ont vu plusieurs des nôtres disparaître dans l'anonymat, nous voici enfin en possession d'une convention acceptée par nous et par nos patrons.

Je vous remercie



Inscrivez vous pour postez un commentaire sur