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samedi 17 mars 2018 par APA

Abidjan (Côte d'Ivoire) - La coordinatrice artistique d'Africalia Belgique pour l'Afrique de l'Ouest, Rurashitse Dorine a indiqué, vendredi, à Abidjan à une tribune du Marché des Arts et du Spectacle d'Abidjan (MASA) que le réseautage pourrait être ?'une solution au développement de l'économie culturelle'' sur le continent.

?'Le réseautage est la solution la plus immédiate des soulions qui ne demande pas des fonds mais plutôt des opérateurs culturels à se réunir et à mutualiser leurs expertises, leurs forces, leurs matériels et leurs ressources humaines'', a déclaré Mme Rurashitse.

Pour cette Rwandaise d'origine, ?'c'est plus facile de penser à plusieurs et cela permet de passer beaucoup de barrières qui sont dressés devant les professionnels de la culture car la culture ne s'arrête pas aux frontières''.

Africalia qui ?uvre dans la coopération culturelle avec sept pays (le Burkina Faso, le Sénégal, la RDC, le Rwanda, l'Ouganda, le Kenya et le Zimbabwe) développe, selon elle, des programmes de cinq ans liés à la gouvernance associative, au renforcement des capacités, au développement de l'économie culturelle.

Pour Abdoulaye Diallo, Directeur général du Festival Jazz Ouaga et président de la Plateforme culturelle du Burkina Faso (PCBF), la rareté des subventions allouées à la culture, ?'nous impose comme solution du développement de l'économie culturelle le réseautage''.

?'La culture se développe rapidement mais les moyens ne suivent pas. C'est pourquoi aujourd'hui au Burkina Faso la PCBF formée de cinq organisations culturelles a initié le réseautage qui permet à chaque entité de bénéficier grâce au réseautage de matériels de sonorisation par exemple au service de la collectivité', a expliqué M. Diallo.

Grâce au partenariat avec Africalia, la Plateforme bénéficie d'un matériel que chaque membre du réseau peut utiliser pour ses spectacles.

?'Cela nous évite des coûts exorbitants. C'est donc important qu'on se mette ensemble car l'union fait la force. Si on ne veut pas disparaître, on est condamné à mutualiser nos moyens. Et puis, on est plus écouté dans le plaidoyer quand on est ensemble. C'est ce mot clé de l'union à travers le réseautage que nous sommes venus partager avec les participants au MASA'', a souligné Abdoulaye Diallo.

La 10ème édition du MASA s'achève ce samedi. ''Quels modèles économiques pour les arts de la scène'' est le thème retenu pour cette édition, occasion des 25 ans dudit événement.

HS/ls/APA

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