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jeudi 29 novembre 2007 par Fraternité Matin

Le président du RDR, M Alassane D. Ouattara est arrivé aux USA, mardi dernier. A l'invitation du DG du FMI (Fonds monétaire international), il va prendre part à des rencontres d'évaluation du Fonds à New York et Washington. Il donne son avis sur la date des élections fixées en juin 2008, depuis l'aéroport international Dulles. Quel est l'objet de votre visite ici aux Etats-Unis?
Je suis à Washington pas pour une visite politique mais plutôt dans le cadre de l'invitation du nouveau directeur général du FMI, M. Dominique Strauss-Kahn qui a pris fonction le premier novembre dernier. Il a estimé qu'au regard de la situation du FMI, il avait besoin de faire le point sur les opérations du Fonds, son financement, son fonctionnement. A cet effet, il a mis en place un panel de personnalités qui ont une expérience approfondie du Fonds et des problèmes monétaires internationaux. J'ai l'honneur de faire partie de ce panel qui est composé de trois personnalités. Il y a l'ancien DGA du FMI, M Stanley Fischer qui est actuellement gouverneur de la Banque centrale d'Israël, M. Tim Adams qui était sous-secrétaire d'Etat chargé des affaires internationales au Trésor américain et moi-même. A trois donc, nous allons, au cours des réunions, faire une évaluation du Fonds et faire des recommandations. Voici donc l'objet de ma visite à Washington et New York. M. le président, vous atterrissez au moment où, au Burkina Faso, le Président de la République SEM Laurent Gbagbo et son Premier ministre Guillaume Soro ont signé mardi à Ouagadougou un accord fixant la date des élections présidentielle et législatives au plus tard à la fin du mois de juin 2008. Quel est votre avis sur cette décision?
Vous m'apprenez une bonne nouvelle. J'étais dans l'avion, je n'en étais donc pas informé. Je m'en réjouis. Je pense que nous en avons bien besoin. Et j'espère cette fois que les dates seront tenues et surtout que les élections seront transparentes pour permettre à la Côte d'Ivoire de sortir de la crise. Encore une fois, c'est une bonne nouvelle qui me réjouit. M. le président, juin 2008, c'est dans exactement 7 mois. Pensez-vous que le temps suffira pour aller véritablement à ces élections si attendues?
Vu les retards constatés ici et là dans la mise en ?uvre de certains points de l'Accord de Ouagadougou. Mais c'est une question de volonté. Je pense que ces décisions ont été prises par le Chef de l'Etat et le Premier ministre Soro Guillaume, qu'ils ont, je l'espère, la volonté de faire en sorte que nous ayons ces élections à la bonne date. Et je m'en réjouis.

Phil Nomel
Correspondant à Washington


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