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jeudi 22 novembre 2007 par Le Nouveau Réveil

Son Excellence Gnamien Yao ancien ministre de l'artisanat a été reçu hier en audience par le président Henri Konan Bédié de 18h 20 à 19h 10. Pour la circonstance, Gnamien Yao était accompagné de M. Vamé Doumbia, délégué départemental PDCI d'Odiénné 1 et de M. NGbin N'guessan, président de comité de base PDCI de Koumassi. Il s'est confié aux journalistes à sa sortie d'audience. M. le ministre, depuis quelques temps vous êtes rentrés au pays et c'est maintenant que vous venez voir le président Henri Konan Bédié. Peut-on savoir ce qui motive cette rencontre ?
Je voudrais vous dire que je serai très bref parce qu'en réalité ma visite ici n'est pas évènement. Je suis venu voir le président du parti. Vous me demandez ce qui motive ma visite maintenant. Bien. Vous savez que j'ai été nommé Ambassadeur et en tant que tel j'ai été en mission en France. Et lorsque je suis revenu de mission en Août dernier, le devoir et la responsabilité m'obligeaient de rendre compte au président de la République avant de retourner à la maison. J'ai rendu compte au Président de la République et je viens rendre compte de mon séjour en France au président du PDCI, président du parti. Voilà ce qui justifie ma visite ici.
Excellence, vous avez été déchargé de votre mission de responsable de la communication au PDCI. Avez-vous débattu de ce sujet avec le président ?
Non, non ! Si vous lisez bien ce que le président a écrit, le président ne m'a pas déchargé. Il a dit "appelé à d'autres fonctions". Heureusement vous parlez à un ancien ministre. Donc je suis habitué à ce genre de terminologie. Donc dites à tous nos militants que je n'ai pas été exclu du parti démocratique de Côte d'Ivoire, c'est un acte administratif. Autant j'ai été nommé, autant on a nommé quelqu'un d'autre à ma place en lui donnant sa chance. Donc nous avons discuté de la vie du parti avec le président, nous avons discuté de la vie du monde avec le président mais nous avons surtout discuté de mon avenir et je crois que c'est ça le plus important. C'est ce que nous devons retenir. Peut-on affirmer qu'il y a eu la réconciliation entre le père et le fils aujourd'hui ?
Non, il n'y a jamais eu de palabres entre le président et moi. Le président me connaît très bien. Il sait que sans ce que vous savez, je ne m'appellerai pas Gnamien Yao. Et en tant que tel il est le président de tous les militants quelque soit leurs défauts, quelque soit leurs qualités. Et en tant que tel, de temps à temps, il faut rendre visite au président pour que à travers certaines explications, nous puissions comprendre ses grands projets. Et que le président aussi puisse comprendre nos ambitions. Mais ce qui est important, c'est que le président dit qu'au PDCI, il n'y a pas de conflit de générations. Voilà, donc il n'y a pas les vieux opposés aux jeunes. Dans ces conditions là, je suis bel et bien dans le parti, je suis bel et bien dans mon élément et s'il plait à Dieu, peut-être que nous allons nous apprêter à être autrement au service de la République de Côte d'Ivoire. Parole de diplomate.
Est-ce à dire que vous allez désormais participer activement aux activités du PDCI-RDA ?
J'ai bien dit parole de diplomate en concluant. Je viens de rencontrer le président du PDCI. Ça veut dire que je suis en train de participer aux activités du PDCI. Et comme il n'y a pas de moment de répits des activités du parti, vous savez que votre question trouve là une réponse qui ne dit pas son nom.
Propos recueillis
Par Diarrassouba Sory


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