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vendredi 18 avril 2014 par Jeune Afrique

Aujourd'hui Charles Blé Goudé, demain Simone Gbagbo... Le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan, insiste sur la nécessité de juger tous les acteurs de la crise postélectorale. La réconciliation, selon lui, est à ce prix.

Le 20 mars, la Côte d'Ivoire décidait de transférer Charles Blé Goudé, ancien leader des Jeunes patriotes proche de l'ex-président Laurent Gbagbo, à la Cour pénale internationale (CPI).

Premier ministre depuis novembre 2012, Daniel Kablan Duncan, 70 ans, s'en explique.

jeune afrique : Pourquoi avoir décidé de transférer Charles Blé Goudé à La Haye après plusieurs mois d'atermoiements ?
DANIEL KABLAN DUNCAN : Le souhait de la Côte d'Ivoire, c'est de juger tous ses ressortissants sur place. Mais nous sortions d'une situation de conflit qui a poussé de nombreux magistrats sur le chemin de l'exil, et certaines juridictions avaient été complètement détruites. À cela s'ajoute la complexité des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre qui ont fait au moins 3 000 morts pendant la crise postélectorale. Nous avons donc pris le temps d'instruire le dossier de Charles Blé Goudé depuis son arrestation au Ghana, en janvier 2013, avant de décider de le transférer à La Haye. Simone Gbagbo sera pour sa part jugée en Côte d'Ivoire. Tous les dossiers seront examinés au cas par cas. Et nul n'échappera à la justice, quel que soit son bord. ... suite de l'article sur Jeune Afrique


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