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vendredi 18 avril 2014 par APA

Abidjan (Côte d'Ivoire) - Le garde des sceaux ivoirien, ministre de la Justice, des Droits de l'Homme et des Libertés publiques, Mamadou Gnénéma Coulibaly, a annoncé, jeudi, qu'une opération d'exhumation des corps des victimes de la crise postélectorale dans l'Ouest du pays, est prévue avant la fin de juillet 2014 .

S'exprimant au terme d'une rencontre avec Aïchatou Mindaoudou, la patronne de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI), il a indiqué avoir fait le point sur l'ensemble des interventions en Côte d'Ivoire en vue de permettre au Chef de la mission onusienne de comprendre l'environnement judiciaire.

A propos de l'exhumation des corps, le Ministre ivoirien de la Justice a révélé que la seconde phase de cette opération débutera avant la fin du premier semestre de cette année dans l'ouest du pays.

Vous savez que l'ONU en Côte d'Ivoire est notre partenaire majeur dans les actions que nous menons. Nous avons fait l'exhumation ensemble à Abidjan. Nous entamons la seconde étape très bientôt à l'ouest de la Côte d'Ivoire () avant la fin du mois de juillet , a-t-il expliqué.

Il était important qu'avec Mme la Représentante spéciale, nous fassions le point de ce qui est déjà passé et que nous projetions ensemble notre intervention future à l'ouest de la Côte d'Ivoire , a fait savoir le ministre Coulibaly.

Cette opération d'exhumation devrait permettre selon les Nations Unies aux familles de faire leur deuil et à la Justice de mener ses investigations.

Le gouvernement ivoirien a lancé en avril 2013, à Abidjan, une opération d'exhumation des dépouilles de cette crise post électorale qui a fait plus de 3 000 morts de décembre 2010 à avril 2011. Des corps avaient été exhumés à Yopougon, la commune pro-Gbagbo, située à l'Ouest de la capitale économique ivoirienne.

Sur la question du texte sur la gestion des Maisons d'arrêt adopté, mercredi, par le gouvernement, le Ministre ivoirien de la Justice a indiqué qu'il était important d'en parler directement à la Représentante spéciale du Secrétaire général.

Vous savez que l'ONUCI nous assiste sur le plan de la gestion de l'administration pénitentiaire. Il est bon que nous en parlions directement à la Représentante spéciale du Secrétaire général afin qu'elle comprenne l'environnement de cette décision, a-t-il conclu.

LS/APA


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