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samedi 18 janvier 2014 par APA

Le Président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N'guessan a annoncé samedi à Abidjan que son parti est dans un "processus de rétrocession du pouvoir" avec le gouvernement du Président Alassane Ouattara .

M. Affi N'guessan qui s'exprimait à Yapougon (commune pro-Gbagbo, située à l'Ouest d'Abidjan) au cours d'une cérémonie marquant le premier anniversaire de l'arrestation de Charles Blé Goudé a estimé que la "dictature a échoué", ajoutant que le FPI est avec le gouvernement dans un "processus de rétrocession du pouvoir" perdu en novembre 2010.

Prenant part également à cette cérémonie, Michel Gbagbo a souligné que la libération de son père, Laurent Gbagbo est une "question d'intérêt national". Il a également commenté l'actualité socio-politique nationale marquée ces derniers jours par le dialogue entre le gouvernement et le FPI. "Comment pouvons-nous discuter alors que Laurent Gbagbo est en prison ?", a-t-il lancé à ce propos.

Charles Blé Goudé, le leader charismatique des jeunes patriotes, farouche partisan de l'ancien président Laurent Gbagbo, a été arrêté le 17 janvier 2013 au Ghana, puis extradé le lendemain à Abidjan où il est depuis lors, gardé dans un lieu tenu au secret par les autorités ivoiriennes. Un an après son arrestation, le cas de Charles Blé Goudé embarrasse toujours Abidjan. C'est finalement le 13 avril prochain, au plus tôt, que l'on saura où il sera jugé.

Sommé par la Cour pénale internationale (CPI) de transférer l'ex-général de la rue à la Haye, les autorités ivoiriennes ont demandé le 13 janvier, par le biais de les deux avocats français de la Côte d'Ivoire, Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoît, à la 1ère Chambre préliminaire de la CPI un sursis de trois mois. Abidjan explique avoir besoin de ce laps de temps pour poursuivre la procédure interne contre Blé Goudé.

M. Gbagbo est lui-même détenu depuis fin novembre 2011 à Haye par la Cour pénale internationale (CPI) qui le soupçonne de crimes contre l'humanité pendant la violente crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011, ayant fait plus de 3000 morts.

LS/APA


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