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jeudi 27 septembre 2007 par Le Front

Le leader de la galaxie patriotique, Charles Blé Goudé, était hier, en fin de matinée, à la Primature. Pour une audience avec le Premier ministre. ?'Le général'' de la rue a accepté de répondre à nos questions, à sa sortie d'audience.

Qu'est-ce qui a été au c?ur de votre entretien avec le Premier ministre Guillaume Soro?

Nous sommes venu rencontrer le Premier ministre à notre demande pour l'inviter officiellement à deux événements majeurs : le premier c'est le lancement officiel de la plate-forme d'échange et de la paix que nous ouvrons le 2 octobre prochain à la salle des fêtes de l'hôtel Ivoire et le deuxième événement, ce sont les retrouvailles de la jeunesse de la résistance à la paix, à la place Laurent Gbagbo à Gagnoa le 6 octobre. Le Premier ministre y a marqué son accord. C'est une occasion pour que puisse booster le processus de paix. Nous en avons profité pour le féliciter d'avoir sereinement et tranquillement redémarré les audiences. On se rappelle qu'il y a un an ces audiences foraines ont été accompagnées d'affrontements et nous-mêmes ayant lancé un appel au calme, avions été l'objet de critique de toutes parts. Aujourd'hui, les choses se déroulent dans le calme. Cela veut dire que quand on discute, quand on n'a pas d'agenda secret et qu'on a pour seul objectif que la paix, les choses se déroulent dans le calme.

Dans quelle ambiance l'audience s'est-elle déroulée ?

L'audience s'est déroulée dans une ambiance de retrouvailles, une ambiance fraternelle et je pense que ce sont deux amis qui se sont retrouvés

Mais vous aurez mis du temps à vous retrouver.
Ce n'est pas trop sûr.

Nous avons l'impression que le Premier ministre Guillaume Soro ne voulait pas vous recevoir depuis l'attentat de Bouaké.

Heureusement que ce n'est qu'une impression. Vous savez que le spectacle politique ne fait pas partie de notre credo. Vous ne savez même pas depuis près de cinq ans combien de fois Guillaume Soro et moi nous nous sommes rencontrés. Vous ne savez même pas, avant le dialogue direct, combien de fois nous nous sommes rencontrés. Vous ne savez même pas avant la flamme de la paix et avant la commémoration de l'indépendance, combien de fois nous nous sommes rencontrés. Mais au stade où nous nous trouvons je pense qu'on évite le spectacle. C'est le résultat nous voulons. Je suis allé à Bouaké. Pensez-vous que j'aurai été à Bouaké le 9 juin dernier sans l'accord de Guillaume Soro ? Pensez-vous que j'aurai été à Bouaké à plusieurs reprises avec Wattao, Konaté Sidiki travailler sans l'accord de Guillaume Soro ? Je pense qu'aujourd'hui notre moi doit être mis de côté. Aujourd'hui vous ne voyez que la partie officielle de ce que nous faisons depuis plus d'un an ensemble

Elie Hallassou a écrit une lettre de protestation au Chef de l'Etat, faisant état de ce qu'il est laissé pour compte. Quel commentaire en faites-vous ?

La lettre ne m'est pas adressée donc il n'y a pas de raison que j'en fasse un commentaire. Je pense que c'est une affaire entre lui et le président. Ils savent ce qu'ils se sont dit. Pour ma part, je sais que nous avons engagé un combat et que nous ne sommes pas des prébendiers. Les gens sont en train de se découvrir d'eux-mêmes.

Le président de la République parle tout à l'heure à l'Onu. A quel discours vous attendez-vous ?

Un discours pour relever la dignité de la Côte d'Ivoire, un discours pour appeler les uns et les autres à tendre l'oreille vers la Côte d'Ivoire, à demander plus ou moins à la Côte d'Ivoire ce dont elle souffre pour mieux lui proposer le médicament qu'il faut. On n'avait toujours dénoncé le fait qu'on parle de nous sans nous. Aujourd'hui, nous parlons pour nous et par nous-mêmes. Je pense que c'est un pas qu'il faut encourager. Au-delà du discours, je ne doute pas de ce que Laurent Gbagbo parlera de la Côte d'Ivoire et de ses intérêts. Pour le reste, attendons de voir.

Dans le cadre de la levée des sanctions contre votre personne, pensez-vous que le Chef de l'Etat aura l'occasion d'en débattre avec les autorités onusiennes ?

Je ne sais pas, mais je pense que ce qui est la priorité c'est la fin de la crise, ce sont les élections. Moi certes je suis sanctionné, mais j'ai au moins eu la chance d'être en vie.Donc je ne peux pas placer cela au centre des débats qui engagent la vie de la Côte d'Ivoire. Je pense que quand la crise aura pris fin totalement, ceux qui ont pris leurs sanctions en auront honte et comprendront bien, que leurs sanctions s'écartent violemment de l'atmosphère de fraternité qui aujourd'hui règne en Côte d'Ivoire parce nous qui étions en une position de face à face, nous sommes aujourd'hui dans une position de côte à côte et on a l'impression que l'adversité est entretenue par ceux qui sont venus nous séparer.

Recueillis par D.S


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