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mercredi 19 decembre 2012 par Le Temps

Du 18 au 19 décembre se tient à Abidjan une Conférence mondiale dont le thème central est Transferts internationaux de ressources des migrants, pauvreté et inégalité. Selon le rapport de l'Organisation Internationale pour les Migrations sur l'état de la migration dans le monde (Oim, 2011), le nombre total de migrants dans le monde n'a pas diminué en dépit des effets persistants de la crise économique mondiale, des difficultés et risques liés à la mobilité. Le nombre de migrant s'accroît notamment du fait de l'afflux de réfugiés, de demandeurs d'asile et de migrant volontaire. En effet, plus de 215 millions de personnes, soit 3 % de la population mondiale, vivent hors de leur pays de naissance (Oim, 2011; Banque mondiale, 2011). Ces faits soulèvent des questions notamment sur la mesure de ces transferts, les motifs des envois, les usages, leur incidence sur la pauvreté, les mécanismes d'acquisition, l'attractivité de ces ressources et le rôle qu'ils pourraient jouer dans la mobilisation des ressources pour le financement du développement. D'où la nécessité de la tenue de cette Conférence régionale organisée avec l'appui du ministère de l'Intégration africaine et dont la cérémonie officielle d'ouverture a eu lieu le mardi 18 décembre 2012, à la salle des séminaires du Cires. Au nom du Canada, principal acteur du projet, l'ambassadrice, Chantal De Varennes, a rappelé que le Centre de recherches pour le développement international (Crdi), dont à partir duquel est né le projet sur l'inégalité et la pauvreté en Afrique de l'ouest, est unique en son genre. Il vise à donner aux chercheurs des pays concernés, les moyens de mener à bien les recherches qui leur tiennent à c?ur afin qu'ils trouvent des solutions locales aux problèmes locaux. Ce projet, précise la diplomate canadienne, avait pour principal objectif de contribuer à une meilleure compréhension de la dynamique des transferts de fonds effectués par les migrants en Afrique de l'Ouest. D'où soutient le Directeur du Cires, Dr Ibrahim Diarra, les gouvernants nationaux doivent encourager les recherches. Nous avons des compétences, nous n'avons besoin que des moyens pour les mettre au service de nos pays, dit-il. Notons que c'est 2010 que le projet financé par le Canada a débuté ses travaux avec des chercheurs de la Côte d'Ivoire, du Nigéria et du Ghana. Selon ces experts, ce sont au moins 440 milliards de dollars qui sont enregistrés au titre des transferts de fonds. Quinze communications sont au programme sur le thème central.

Toussaint N'Gotta


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