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mercredi 22 août 2007 par Notre Voie

Le projet de création d'une association des journalistes spécialisés dans les questions militaires a été présenté hier au ministre de la Défense et au chef d'Etat-major des armées.
Le ministre de la Défense Michel N'Guessan Amani a invité, hier, à son cabinet, les journalistes à éviter de mélanger les sujets se rapportant à l'armée avec les divergences politiques. Evitez de transposer les clivages politiques dans l'armée?, a déclaré le ministre qui s'exprimait au cours de l'audience qu'il a accordée, hier, à son cabinet, à un groupe de journalistes habitués aux questions militaires. Ces journalistes, conduits par notre confrère Faustin Yao de Notre Voie, sont allés présenter au ministre de la Défense la naissance prochaine d'une association regroupant les journalistes traitant des sujets militaires. A ses hôtes, Michel Amani a expliqué que contrairement à la politique qui autorise plusieurs courants de pensée, l'armée ne laisse aucune place au pluralisme. Un Etat, c'est plusieurs idées politiques. Mais une armée, c'est l'unicité?, a poursuivi le ministre de la Défense, estimant que les écrits contre l'armée sont des écrits contre la République?. Il a profité pour faire des précisions sur un article de presse annonçant qu'il a été chassé par les militaires à Akouédo. Je n'ai jamais été chassé d'Akouédo. Comment pourrais-je être chassé alors que je ne suis pas allé à Akouédo ce jour là ? Je m'apprêtais à y aller lorsque le président de la République m'a annoncé qu'il s'y rendra lui-même?, a-t-il expliqué.
En tout état de cause, le ministre de la Défense a fait savoir qu'il entend collaborer franchement avec les journalistes chargés des questions militaires pour une sortie de crise réussie. A ce sujet, il a annoncé que le gouvernement a décidé de former les journalistes. A en croire le général de division Philippe Mangou qui a reçu les journalistes à la suite du ministre de la Défense, cette formation pourrait débuter le 20 septembre prochain. Le chef d'Etat-major (CEMA) a immédiatement instruit les colonels Hilaire Babri et Aka N'Goran, respectivement sous-chef d'état-major chargé de la Division Emploi-Opération (DEO) et chef du Service de presse des armées (SCA) de réfléchir au contenu de la formation. Mais, déjà, on sait que la formation qui doit durer trois mois comprendra un volet théorique et un volet pratique. Elle prendra fin par un séminaire au cours duquel les participants feront des propositions concrètes pour améliorer le traitement dans la presse de l'information se rapportant à l'armée.
Le chef d'état-major a, en outre, proposé que les journalistes prennent part à une formation militaire notamment la petite formation commune de base (FCB). Avec ça, vous comprendrez mieux les réalités de l'armée?, a conclu le CEMA.


Benjamin Koré


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