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vendredi 3 août 2007 par Fraternité Matin

Les équipes de l'Ecole de football Yéo Martial (EFYM) et du Ban FC de Danané ne seront pas retirées des compétitions nationales. Ervé Siaba, le vrai patron de ces équipes, très amer, après le mauvais arbitrage qui a coûté l'élimination de son équipe en quarts de finale de la coupe nationale (1-1, 4-2 Tab) contre l'Asec, est revenu sur sa décision. Siaba, qui a prononcé une conférence de presse hier au siège de son club, à Cocody, veut surtout attirer l'attention de l'opinion publique et notamment du premier responsable de la Fédération sur les dangers que pourrait créer le mauvais arbitrage.
Selon le conférencier, tout porte à croire qu'il y a une organisation mise en place par une main occulte et qui agirait au profit de certaines équipes. J'accuse Kouakou N'Dri, le président de la commission des arbitres à la FIF. C'est lui qui fait et défait les champions. En fonction du résultat qu'il recherche, il désigne les arbitres et ceux-ci se sentant en mission se laissent aller. C'est dangereux pour le football ivoirien. Je comprends pourquoi nous n'évoluons pas au plan national, a indiqué le président de l'EFYM et du Ban FC.
Selon toujours le conférencier, le monde sportif a pu voir l'injustice organisée au stade Houphouet-Boigny. L'arbitre Djetouan Ehui refuse deux penalties à l'EFYM et invente presque un coup franc pour l'Asec alors que l'équipe de D2 menait 1-0 à 8 minutes de la fin du match. Finalement, les deux équipes ont coupé la poire en deux et c'est aux tirs au but que les champions de Côte d'Ivoire ont obtenu le gain de la partie (4-2). Des cas similaires ont été observés lors du match Africa-Denguélé comptant pour la 14e journée du championnat. L'arbitre Kouadio Brou a imaginé un penalty pour les Odiennéka alors que les Aiglons tenaient le bon bout (1-0). Grâce à ce penalty, les deux équipes se sont séparées sur le score de 1-1. Pas plus tard que le week-end dernier, le jeune président de l'Entente de Bingerville, Bachir Diabaté, s'est retrouvé sur la pelouse presque en larmes à la suite de deux penalties discutables sifflés par Sharaf Aboubacar.
Le président de la FIF, Jacques Anouma, conscient de la plaie qui gangrène le sport-roi, a évoqué le sujet lors de la dernière signature de partenariat à l'hôtel Sofitel. Mais Siaba, à l'image de certains de ses pairs, attend mieux qu'une déclaration. Dans tous les cas, il dénonce un complot orchestré par le patron des arbitres, Kouakou N'Dri et par la commission juridique dirigée par Blé Dominique.

Paul Bagnini


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