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mardi 10 juillet 2012 par L'Inter

Le député de Ouragahio-Bayota, l'honorable Abel Djohoré Christian Gbakayoro, était récemment de passage à Gagnoa où il a mis à profit son séjour pour apporter des observations sur certains sujets d'actualité. Lors des échanges avec la presse locale, l'ex-directeur de cabinet du ministre Dosso Moussa a fait remarquer que les raisons de son silence, depuis quelque temps à Gagnoa, étaient liées à ses activités parlementaires. A l'en croire, d'ici la mi-juillet 2012, la population le reverra sur le terrain lorsqu'il sera en tournée d'explications de sa mission à ses parents qui lui ont fait confiance en tant que député. Nous allons leur expliquer et recueillir leur avis pour qu'on en tienne compte à l'ouverture de la seconde session , a-t-il précisé. A cette occasion, l'ex-membre de l`ex-rébellion a rebondi sur les difficultés relatives au foncier rural à Ouragahio. J'ai parcouru la région pendant 04 mois d'affilée, j'ai touché du doigt les problèmes que vivent les parents. Celui qui revient et qu'il faut régler dans l'urgence, c'est le problème du foncier rural. Lorsque la crise a éclaté en 2002, dans la plupart de nos villages, certains jeunes ont eu le malin plaisir de chasser des allogènes qui avaient acheté ou louaient des lopins de terre, pour travailler. Ils les ont revendus ou loué à d'autres Ivoiriens. Il arrive 2011 où ceux qui sont partis reviennent et trouvent d'autres gens sur leurs parcelles. Il y a problème et si on n'y prend garde, cela va aboutir à de graves affrontements. Nous avons essayé de régler mais une grande partie demeure, a-t-il averti. En outre, le parlementaire s'est prononcé sur les arrestations de jeunes patriotes qui suscitent colère et indignation de la part de ces derniers, face à son mutisme. Pour ce problème d'actualité qui touche toute la région, je voudrais qu'il soit traité sans passion afin que les uns et les autres soient situés. Je pense pour ma part avoir joué mon rôle de conseiller afin que chacun prenne conscience de ce qu'il ne sert à rien de s'embourber sur des décisions qui mènent droit dans le mur. A partir de là, j'observe. S'il se trouve que des gens pensent qu'ils ont d'autres solutions que de s'inscrire dans le train qui sonne pour le renouveau de la Côte d'Ivoire, qu'il y aura des retournements de situation et travaillent à cela, je suis désolé. Je ne peux protéger personne. Je ne protégerai personne qui ira contre les institutions de la République, contre le pouvoir du président Alassane Ouattara. Parce qu'avant d'atteindre le président Ouattara, c'est moi qu'ils vont d'abord atteindre. J'ai contribué à l'installation du pouvoir du chef de l'Etat, donc qui le combat me combat. Quand je ne suis pas informé des activités que mènent certains et que par la suite on découvre que ce sont des activités subversives ou qui portent atteinte à la sureté de l'Etat, je suis désolé, on ne me verra pas , a-t-il mis en garde. Poursuivant dans ses échanges avec les journalistes, le député de Ouragahio ? Bayota a réagi quant à la plainte de la mère de Michel Gbagbo contre le président de l'Assemblée nationale. Pour ce proche de Guillaume Soro, les agissements de la génitrice du fils de l'ex-chef de l'Etat sont un non-évènement. Non sans avoir insisté pour que justice soit rendue afin de situer les responsabilités dans la grave crise qu'a connue le pays. La plainte de la mère de Michel est un non-évènement. Il arrive que des gens, pour qu'on ne les oublie pas, secouent le cocotier pour se faire voir. J'ai reçu des cadres de Ouragahio, puisque Michel Gbagbo est de cette localité de par son père, donc je suis son député, qui me sollicitaient pour que je mène des démarches pour sa libération. Je leur ai simplement dit que si nous nous sommes battus, c'est pour que l'injustice recule. Donc si Michel Gbagbo est retenu, c'est que des faits lui sont reprochés. Nous devons laisser la justice faire son travail parce que nous pensons que les gens sont allés un peu trop loin. Des Ivoiriens ont brûlé d'autres Ivoiriens, des Ivoiriens ont découpé d'autres Ivoiriens. S'ils sont innocents, ils seront tous libérés , a rétorqué Abel Djohoré.

Venance KOKORA à Gagnoa


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