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jeudi 26 juillet 2007 par Le Nouveau Réveil

L'information est prise très au sérieux par la hiérarchie militaire. Un projet d'atteinte à la sûreté visant le cortège présidentiel serait imminent. A la veille de la cérémonie de la "Flamme de la paix" qui aiguise beaucoup de passion, le Général de brigade Philippe Mangou, veut parer au plus pressé. Il effectue une tournée dans les casernes pour parler à ses soldats et les maintenir dans une posture de vigilance accrue. De quoi s'agit-il exactement ? Pourquoi depuis lundi, la grande muette est en alerte maximum ? Qu'est-ce qui donne tant d'insomnie à notre armée ? Selon des sources militaires, il y a quelques jours, les grandes oreilles de l'Etat auraient eu vent de la préparation d'un projet criminel contre le Président Laurent Gbagbo. Plus précisément, la rumeur indique que le cortège du Chef de l'Etat devrait être la cible d'un commando embusqué sur l'axe Yamoussoukro-Bouaké, au moment où le chef de l'Etat se rendra à Bouaké pour la cérémonie du 30 juillet. D'autres informations interceptées par les renseignements généraux désignent Abidjan comme le théâtre de cet autre attentat contre la sûreté de l'Etat et l'ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo serait également dans la ligne de mire des terroristes. Dans cette ambiance lourde de post attentat contre le Premier ministre Guillaume Soro, la rumeur est traitée avec la plus grande attention par la hiérarchie militaire. C'est pourquoi, dès ce matin, le Chef d'Etat major, le Général de brigade Philippe Mangou, entreprend une tournée dans les casernes pour parler à ses soldats déjà en alerte depuis quelques jours. Selon une source militaire, proche de l'Etat major des FANCI, cette tournée se veut "une visite d'information, de sensibilisation et d'explication avec l'armée, la gendarmerie, la police, les sapeurs pompiers et les Eaux et Forêt". Face à la menace, le Gl. Mangou veut garder un ?il ouvert sur ses troupes, leurs mouvements, leurs missions, les permissions d'absence, etc. Tout le monde doit surveiller tout le monde, le niveau d'alerte doit être maintenu jusqu'à ce que cesse la menace. Et apparemment, ce ne sera pas avant le 30 juillet. Car à Bouaké où doit se dérouler la cérémonie dite de la "Flamme de la paix", l'état major des FDS et celui des Forces nouvelles n'ont pu encore accorder totalement leurs violons.
La sécurité, le gros point d'interrogation. Laurent Gbagbo doit normalement être à Bouaké avant les autres Chefs d'Etat invités. Car il doit être à l'aéroport pour les accueillir. Autre information, il souhaite se rendre dans la capitale du centre par la route et non en avion. On comprend pourquoi. Mais là où les choses coincent, c'est au niveau de la sécurité. Gbagbo ne veut confier sa sécurité à personne d'autre qu'à la grande républicaine (GR) et au GSPR. Plus d'une centaine d'éléments devraient être donc du voyage de Bouaké. Ce qui n'est pas du goût des Forces nouvelles qui estiment que le chef de l'Etat devrait se contenter du strict minimum pour sa sécurité et laisser le soin aux FAFN de quadriller les sites avec le concours des Forces impartiales. Le Général Mangou qui a effectué récemment une visite de reconnaissance des trajets des différents cortèges et des sites des manifestations est rentré à Abidjan sans obtenir un accord définitif avec les Forces nouvelles.
Paul Koudou


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