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jeudi 19 juillet 2007 par Nord-Sud

Quel est en réalité, le mandat des forces françaises en Côte d'Ivoire ? La dernière résolution 1765 des Nations unies qui proroge leur mandat jusqu'au 15 janvier 2008 indique qu'elles soutiennent l'Onuci, en vue d'aider à l'organisation en Côte d'Ivoire d'élections libres, ouvertes, justes et transparentes dans les délais prévus par l'Accord politique de Ouagadougou.

Dans le nouveau contexte créé par l'accord politique de Ouagadougou, les militaires français se doivent , à l'instar des casques bleus, d'apporter un appui au Centre de commandement intégré, au rétablissement de l'administration de l'Etat sur toute l'étendue du territoire, aux processus d'identification et d'inscription des électeurs sur les listes électorales, au processus électoral, aux personnes touchées par le conflit, à l'instauration d'un environnement politique positif, à la protection et à la promotion des droits de l'homme. Vu sous cet angle, la force Licorne doit se sentir interpellée par toute action de nature à compromettre le processus de sortie de crise, comme l'attentat du 29 juin à Bouaké. C'est pourquoi, loin de les accuser comme certains membres du clan présidentiel ivoirien le font, sans aucune preuve, nous pensons que les Français ont eu tort de s'être repliés le 29 juin à l'aéroport de Bouaké. Pis, ils ne se sont pas associés au mouvement de ratissage en vue de mettre le grappin sur le commando qui a attaqué le Fokker 100 présidentiel. La Licorne qui constitue incontestablement la force la plus puissante sur le sol ivoirien, donne très souvent le sentiment, qu'elle n'est émue que, quand et seulement quand, les intérêts français sont en jeu ou sont menacés. En novembre 2004, sans attendre l'ordre d'une quelconque institution onusienne, elle a frappé et détruit toute la flotte de Laurent Gbagbo qui a attaqué le camp de l'armée française à Bouaké. Lorsque leurs concitoyens sont en danger, les soldats français interviennent promptement pour les exfiltrer. Mais quand il s'agit des autres, ils évoquent le mandat de l'Onu qui demande ceci ou cela. Cette attitude singulière doit cesser. Il appartient à la Licorne de faire la police et la gendarmerie pour tous surtout lorsque les droits de l'Homme sont menacés.

Cette force ne saurait assister en spectateur aux violations des droits de l'Homme d'où qu'elles viennent. Le commando de Bouaké aurait pu se tromper de cible et attaquer un avion français, que ce serait-il passé ?





Traoré M. Ahmed


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