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mercredi 11 janvier 2012 par Le Patriote

Le président Theby Stanislas, président de l'ASCEC (Association de la Société civile pour l'Eveil des Consciences) et observateur averti de la politique ivoirienne, en cette nouvelle année a décidé de s'adresser aux Ivoiriens et aux hommes politiques. A travers cet entretien, il les a invités à se donner la main pour accompagner le président de la République, Alassane Ouattara. Afin de reconstruire la Cote d'Ivoire.


Le Patriote : Nous sommes dans une nouvelle année. Quels sont vos v?ux ?

Theby Stanislas : Avant tout, il ne faut pas oublier que la Cote d'Ivoire revient de loin. Nous avons traversé une crise armée après des élections présidentielles. Une guerre inutile car on pouvait l'éviter. Malheureusement, cela a fait de nombreux morts. L'économie ivoirienne a pris également du plomb dans l'aile. Aujourd'hui il y a de l'espoir avec le gouvernement du président Alassane Ouattara. En si peu de temps, le pays a entrepris une phase de normalisation extraordinaire. Le pays est en chantier, les bailleurs de fonds frappent à nos portes. Je suis convaincu qu'avec le président Ouattara, la Cote d'Ivoire va étonner le monde. En cette nouvelle année qui s'annonce sous le signe de la lumière en atteste les gigantesques feux d'artifices qui ont rayonné la capitale économique grâce au gouverneur du district Robert Beugré Mambé, la Cote d'Ivoire va réécrire une glorieuse histoire. Mais avant, que les mesures prises par le chef de l'Etat, pour ce qui est de la sécurité des Ivoiriens soient appliquées. Que les faux éléments des FRCI quittent les rues et laissent la place aux forces de l'ordre. A cet effet, je tiens à féliciter le commandant Zakaria Koné et son équipe qui de jour comme de nuit sont à la tâche. Sur ce, je souhaite bonne et heureuse année 2012 à tous les Ivoiriens. Je les invite à soutenir le président Ouattara à nous aider. Qu'ils changent de comportement, qu'ils tuent en eux l'hypocrisie et apprennent à dire la vérité. Qu'ils oublient la politique du ventre. Ce n'est pas l'éducation que Félix Houphouët-Boigny nous a donnée. Ne retombons plus dans les mêmes erreurs, car les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets.

LP : Une des missions qui tient à c?ur au président Alassane Ouattara est la réconciliation nationale.

TS : Le président a eu la vision de nommer le Premier ministre Charles Konan Banny. C'est lui qui a été l'initiateur du dialogue direct. C'est dire combien cette étape compte pour le président. Mais Banny quel que soit son engagement ne peut à lui seul pas réussir la réconciliation. Ce sont les Ivoiriens mêmes qui doivent comprendre qu'ils sont obligés de se réconcilier. Car, ils sont appelés à vivre ensemble. Ils doivent s'approprier le processus.

C'est vrai qu'il y a eu des atrocités de part et d'autre, mais la Côte d'Ivoire est une et indivisible. Des dioulas ont marié des Bétés et vice-versa, des Baoulés ont marié des Guérés....Nous sommes tous des métis. Pourquoi au nom de la politique, on doit s'entretuer.

La réconciliation y va de l'intérêt de tous. Car, personne aujourd'hui n'a envie de retomber dans la guerre. Il faut qu'on pense au développement.

LP : Bientôt, nous aurons une Assemblée nationale. Es-ce, selon vous, le départ de la nouvelle Côte d'Ivoire ?

TS : Je voudrais féliciter le gouvernement qui a tout mis en ?uvre pour organiser les élections législatives. C'est la volonté du gouvernement de donner à la Côte d'Ivoire des institutions fortes. Mais il faut rappeler qu'après la proclamation des résultats, des candidats ont dénoncé des fraudes. A cet effet, des plaintes sont déposées au Conseil constitutionnel.

Il va falloir vider ce contentieux avant toute chose. Mais je reste convaincu que cette institution avec à sa tête le professeur Francis Wodié se fera valoir en disant le droit. Si la vérité est établie à ce niveau et que les responsabilités sont situées, on pourra parier sur une nouvelle Cote d'Ivoire. Toutefois, je reste inquiet. Car, on a coutume de voir qu'une fois les autorités élues, le peuple est oublié. Et pourtant, c'est le peuple qui les a mises à ce poste. Un député est tout d'abord un représentant du peuple. C'est donc les aspirations du peuple que l'élu doit défendre .Mais une fois à l'assemblée, le peuple est oublié au profit des chapelles politiques. On ne défend plus l'intérêt des électeurs, mais plutôt celui de son parti politique. Mais je reste convaincu que sous le président Ouattara, les choses vont changer. Il a pris l'engagement de nous donner des institutions fortes. C'est un homme de conviction, donc il y arrivera. Mais les députés ne doivent pas oublier qu'ils ont eux aussi pris un engagement avec le peuple.

LP : L'insécurité trouble de plus en plus le sommeil des Ivoiriens. Quelle est votre réaction ?

TS : Il fallait s'y attendre. Nous sortons d'une guerre qui a fait beaucoup de morts. Nombreux sont les Ivoiriens aujourd'hui qui disposent des armes, des treillis chez eux. Nous sommes dans une confusion. Nous ne savons plus qui est FRCI. Il y a de l'espoir aujourd'hui depuis que le président de la République est monté au créneau pour taper du point sur la table. Une unité de la police militaire pilotée par le commandant Zakaria Koné a été mise sur pied, et cette dernière est au travail. Des arrestations ont été faites. En quelques jours, plusieurs éléments qui se promenaient avec des armes dans la capitale ont disparu. La sécurité s'est nettement améliorée. Nous demandons aux éléments FRCI qui ont été identifiés de rentrer dans les casernes. La police doit se réconcilier avec sa population. Que tous les moyens soient dégagés pour qu'un vrai désarmement soit fait. Cela dans le seul but de rassurer les investisseurs économiques. Car nous avons besoin d'eux pour amorcer le développement afin que les jeunes aient des emplois.

LP : Les prix sont toujours à la hausse. On parle de plus en plus de la cherté de la vie.

TS : Les Ivoiriens sortent d'une crise qui a accru les difficultés. Le marché est devenu cher.

Nombreux sont les Ivoiriens qui mangent une fois par jour. C'est la mort subite dans les familles. Le gouvernement doit se pencher sur ce problème. Des mesures doivent être prises pour que les produits vivriers qui proviennent de nos champs ne connaissent pas de tracasseries routières. La lutte contre le racket doit être intensifiée. Aussi faut-il que le ministre du Commerce soit rigoureux sur les prix sur nos marchés. Que des numéros verts soient disponibles pour dénoncer les hors-la-loi. Qu'il y ait un comité de suivi qui fait chaque fois des visites sur les marchés et que les fautifs soient sanctionnés durement.

LP : 2012 est une année sportive. Les Eléphants sont à la Can. Un mot.

TS : Une fois encore, les Eléphants sont qualifiés. Il y a de grands talents, des individualités.

Ils sont des titulaires dans les clubs respectifs. Mais en équipe nationale, ils ne brillent pas. Il n y a pas de cohésion. On souhaite que cette année les joueurs oublient les problèmes personnels et pensent aux Ivoiriens. Qu'ils jouent avec le c?ur comme l'ont fait les Abdoulaye Traoré, Aka Kouamé.afin de nous ramener la coupe pour contribuer à la réconciliation nationale.

Réalisée par JCC


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