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lundi 3 octobre 2011 par Nord-Sud

Le Général Guiai Bi Poin était bel et bien devant le juge d'intruction jeudi dernier.

Y a-t-il un laisser- aller de la part du régisseur de la Maison d'arrêt et de correction d'Abidjan (Maca), Patrice Yao ? Pour preuve. Le général de division, Guiai Bi Poin et ses co-détenus, notamment le colonel Ohourou Mody, Kipré Yagba, Noël Touali, Edouard Grey, Jean Aby, Toli Ogou, Fernand Toh, Jean Lagau Loé, le journaliste Hermann Aboua et plus d'une vingtaine de prévenus seraient régulièrement en contacts téléphoniques avec des proches, des rédactions et des exilés au Ghana. Après la publication vendredi dernier de notre article relatif à l'audition du  faucon rouge  par le juge d'instruction du 5ème cabinet, l'officier général s'est répandu depuis sa cellule dans la presse à partir d'un téléphone mobile. Nous gardons secrètement le fameux numéro. Selon nos sources, le général, trois étoiles, est entré en contact avec des confrères pour nier en bloc les faits relatifs à son interrogatoire par le magistrat instructeur. L'ancien directeur de l'Ecole de gendarmerie a soutenu mordicus qu'il n'a pas bougé d'un iota de sa cellule du bâtiment des assimilés. Mais les faits sont têtus. Et pourtant,jeudi dernier au pénitencier de Yopougon, sur instruction du colonel Aka de la gendarmerie, deux motards, deux minicars immatriculés 23311 et 23312 de couleur beige et deux pick-up Mahidera immatriculés 2100416 de couleur bleue et 2100415 de couleur blanche appartenant à l'escadron d'Abobo, basé à la caserne de gendarmerie d'Agban, ont démarré ce jour-là à 9h30 en direction de la Maca. Mission : transporter les prévenus inculpés par le juge d'instruction pour crimes économiques. Trente minutes plus tard, le cortège arrive à la prison. Un lieutenant de gendarmerie et des bérets rouges ont fait leur entrée dans la cour de la Maca. Quelques minutes après, ils ressortent avec le général et ses co-détenus pour démarrer en trombe en direction du Parquet d'Abidjan. En passant par l'autoroute du nord pour atteindre le boulevard de la paix (Carena) puis le cortège passe le cercle du rail pour se diriger au 1er arrondissement de police, au Stade Félix Houphouet-Boigny, à l'Assemblée nationale et au palais de justice. Ils ont été conduits directement dans les cellules du Parquet avant d'être entendus pendant 6 heures d'horloge par le juge d'instruction. Même si rien n'a officiellement filtré des échanges (le dossier étant en instruction), une source judiciaire proche nous apprend que l'audition des prévenus par le juge d'instruction a été très animée. Ainsi, le général Guiai Bi Poin a été bel et bien entendu par le juge d'instruction, Cis sé Makouéni. Contrairement à ce qu'il veut faire croire.

Bahi K.


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