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mercredi 13 avril 2011 par AFP

LONDRES, L'organisation des droits de l'Homme Amnesty
International a appelé mercredi la mission des Nations unies en Côte d'Ivoire
(Onuci) à "renforcer de manière significative" la protection des "dizaines de
milliers de civils déplacés" par le conflit.
"L'ONUCI doit protéger les dizaines de milliers de civils déplacés par le
conflit qui souhaitent rentrer dans leurs villages mais craignent de le
faire", écrit l'organisation dans un communiqué diffusé depuis son siège à
Londres.
"Des milliers de personnes se cachent dans la forêt dans des conditions
dangereuses pour leur vie et sans disposer de nourriture ou d'installations
sanitaires appropriées. Il faut les rassurer afin qu'elles puissent rentrer
chez elles", a déclaré Gaëtan Mootoo, membre d'Amnesty se trouvant
actuellement en Côte d'Ivoire.
"De nombreux villages situés entre les villes de Guiglo et Blolequin, à 600
km à l'ouest d'Abidjan, ont été incendiés et pillés et la presque totalité des
habitants ont fui les combats qui y ont eu lieu à la fin mars. Nous avons vu
des villages fantômes avec quasiment aucun civil. La plupart des 30.000 civils
qui se trouvaient à Blolequin ont fui", a-t-il ajouté, cité dans le communiqué
d'Amnesty.
"L'ONUCI basée à Guiglo effectue deux patrouilles par jour dans la région
mais c'est clairement insuffisant pour protéger de manière efficace les civils
en danger. Amnesty International appelle l'ONUCI à accroître de manière
significative sa présence dans la zone, en particulier à Blolequin", ajoute
l'organisation, qui dit avoir été informée que "47 personnes au moins ont été
tuées" dans cette ville le 31 mars.
"Des responsables des Forces républicaines (du président Alassane Ouattara)
nous ont dit que ces personnes avaient été tuées par des mercenaires libyens
fidèles à Laurent Gbagbo", l'ancien président déchu actuellement aux arrêts, a
ajouté Gaëtan Mootoo.


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