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jeudi 10 mars 2011 par Le Nouveau Réveil

Le massacre des femmes qui a cours en Côte d'Ivoire a suscité une vive réaction des Ivoiriennes, des femmes, militantes de partis politiques, ONG et membres de la société, etc. Elles sont allées hier après-midi, mercredi 9 mars, crier leur colère devant les parlementaires français. " Nous sommes venues dénoncer les atrocités commises en Côte d'Ivoire. Gbagbo Laurent, après avoir commis des viols, des assassinats massifs, s'en prend désormais aux femmes et aux enfants. Des femmes qui sont nos mères, nos s?urs sont tombées sous les balles de Laurent Gbagbo. Nous dénonçons ces atrocités qui sont des crimes contre l'humanité et demandons à la Cour pénale internationale de saisir Laurent Gbagbo et de le punir de ses agissements. On ne peut pas continuer à regarder tous ces morts dans ce pays sans rien faire. Combien faut-il de morts pour que la communauté internationale prenne des décisions fermes contre Laurent Gbagbo qui n'est rien d'autre qu'une dictature ? Motion et demande d'audience. Plusieurs députés ont réaffirmé leur soutien, et vont intervenir pour que la France, qui est membre du Conseil de sécurité de l'Onu, saisisse la Cour Pénale Internationale. Nous dénonçons également la passivité de la France, pays des libertés et des Droits de l'homme ", a indiqué à la presse, Assita Diabaté, porte-parole du collectif des femmes de France.

"La France devrait intervenir pour arrêter le massacre"

Une motion, appelant à une ingérence humanitaire dans la tragédie en cours, a été déposée au secrétariat de l'Assemblée Nationale à l'attention de tous les députés. Les manifestantes ont échangé avec certains des députés dont Jacques Remilère (Député de L'Isère et maire de Vienne) et Noël Mamère (Député Europe écologie les Verts). "J'ai fait organiser à l'Assemblée Nationale une réunion pour dire que la Côte d'Ivoire pouvait devenir un autre Rwanda. Donc je sais parfaitement tout ce qui s'y passe. Je sais ce qui s'est passé hier, avec les quatre personnes qui ont encore été tuées. Nous avons toujours dit qu'il fallait que Gbagbo respecte le verdict des urnes. La France devrait intervenir en Côte d'Ivoire pour arrêter le massacre ". J'ai reçu, il y a plusieurs années, M. Ouattara. J'ai organisé sur la Côte d'Ivoire des colloques pour dire qu'on était dans une situation catastrophique. Et donc, je viens vous le confirmer en passant devant vous. Pour l'instant, je ne peux pas poser de questions à l'Assemblée nationale parce que ce n'est pas mon tour de parole. Si j'ai l'occasion, je le ferai ", a dit pour sa part l'honorable Noël Mamère.

Promesse a été à ces femmes qu'elles seront reçues dans les prochains jours par tous les parlementaires.

Signalons que des hommes ont apporté leur soutien à ces femmes dont Turbuce Koffi et Touré Mamadou de la Coalition pour le changement.

Service communication du collectif des Femmes de France


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