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mercredi 2 mars 2011 par AIP

Abidjan-Alors que le groupe de haut niveau pour le règlement de la crise ivoirienne bénéficie d'un temps supplémentaire d'un mois pour "parachever sa mission", le président sud-africain, Jacob Zuma, s`est envolé ce mardi pour Paris pour répondre à l`invitation du président français, Nicolas Sarkozy, annonce une dépêche de Panapress.

Le président Zuma, accompagné de quelques membres de son gouvernement, devra pendant son séjour de deux jours discuter avec le chef de l'Etat français des relations bilatérales dans les domaines social, économique et politique, précise la dépêche.

Membre du panel des chefs d'Etat mandaté par l'Union africaine pour trouver une "solution politique d'ensemble" dans la crise postélectorale en Côte d'Ivoire, M. Zuma échangera également, à coup sûr, sur les conclusions "contraignantes pour toutes les parties ivoiriennes" qu'il entend, avec ses pairs du Burkina Faso, de la Tanzanie, du Tchad et de la Mauritanie, faire entériner par le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA lors d'une "réunion au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement qui se tiendra le plus rapidement possible", selon le communiqué de la 263ème réunion du CPS tenue lundi à Addis-Abeba.



En effet, à l'issue d'un séjour de trois jours (du 21 au 23 février) au bord de la lagune Ebrié, pour évaluer la situation sociopolitique ivoirienne, le panel devrait se retrouver, vendredi, à Nouakchott, sous la présidence du mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, pour parachever son rapport à soumettre au Conseil dans les jours prochains, précise ledit communiqué.

D'ailleurs, tout en félicitant les présidents Ould Abdel Aziz (Mauritanie), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Jakaya Kikwete (Tanzanie) et Idriss Déby Itno (Tchad), pour leur engagement en faveur de d'une solution pacifique à la crise ivoirienne, le CPS a exprimé sa "grave préoccupation" face à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans le pays, en proie à de violents combats à l'arme lourde à Abobo et à l'ouest.

"Le Conseil en appelle à toutes les parties ivoiriennes pour qu'elles fassent preuve de la plus grande retenue et s'abstiennent de toute action pouvant compliquer davantage une situation déjà difficile", indique le communiqué, concluant que le Conseil reste "activement saisi de la question".

(AIP)

kp


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